Entre l?Algérie et la France, la coopération dans le domaine de la formation sécuritaire s?installe dans la durée. A mesure des années pédagogiques, les services de sécurité algériens jettent leur dévolu sur l?école française pour en faire un lieu de prédilection pour la formation et le recyclage de leur personnel.Confirmation d?une tendance vieille de plusieurs années, deux officiers supérieurs de la Sûreté nationale (DGSN) et de la Gendarmerie nationale (GN) ont postulé, avec succès, à une formation sur les nouvelles menaces à l?Institut national (français) des hautes études de sécurité (INHES).Ali Badaoui, chef de la police judiciaire à la Sûreté de wilaya d?Alger, et le lieutenant-colonel Zakaria Telidji du cabinet du commandement de la GN figurent parmi les 111 auditeurs admis à la 19e session nationale de l?INHES. Le cycle de la cession a été lancé par le ministre français de l?Intérieur, Michèle Alliot-Marie.Le ministre a salué la participation d?étrangers à la session, évoquant une reconnaissance à la «qualité de l?enseignement» dispensé par l?INHES, placé sous la tutelle de son département. Elle y voit, en outre, un «acte fort de la coopération internationale, de plus en plus essentielle en matière de sécurité», que Paris entend développer avec ses partenaires.A raison d?une semaine par mois, les auditeurs suivront, d?ici à juin 2008, une série de sept séminaires ponctués par un voyage d?études dans un pays de l?Union européenne et un mémoire. Inspiré des problématiques de sécurité à l?heure de la mondialisation, du terrorisme, de la cybercriminalité, de la délinquance économique, du narcotrafic et de l?éclatement des frontières, le cycle de formation a choisi cette année cinq thèmes : les rapports de la sécurité à la société, à l?Etat, au territoire, à l?économie. Plus européen, un cinquième thème ne manque pas d?intérêt pour les auditeurs venus du Sud. Sa thématique, au demeurant très actuelle, traite des flux migratoires et de la circulation des personnes.Dans la tradition de l?INHES, la session regroupe des «étudiants» issus de quasiment tous les secteurs d?activité français : des actifs du renseignement, de la police, de l?armée, des professionnels de la sécurité dans les secteurs de l?économie, des finances, de l?administration, des collectivités locales, de la justice, de la diplomatie, de la presse et de l?université.Côté étrangers, la participation s?est limitée, cette session, aux deux officiers algériens et à un spécialiste de procédure pénale de l?Université de l?Illinois (Etats-Unis). Des Marocains, des Libanais, des Européens de l?Est ont fait partie de sessions précédentes.Depuis le début des années 2000, l?Algérie était présente à travers pas moins d?une dizaine de cadres de la DGSN et de la GN (responsables centraux et des Sûretés de wilaya, police aux frontières, cabinet du général-major Ahmed Boustila). En revanche, la Direction générale des Douanes, le Département de recherche et de sécurité, la Direction générale de la Protection civile et les collectivités locales n?en ont pas envoyé.En 2004, le directeur de l?INHES a effectué une visite en Algérie pour une conférence à l?invitation de l?Association algérienne des relations internationales présidée par l?ancien Premier ministre Smaïl Hamdani. Plusieurs autres conférenciers de l?institut français ont animé, à Alger, des colloques sur l?intelligence économique.Lors de son premier voyage en France, au printemps 2000, pour préparer la visite d?Etat de Bouteflika, le ministre algérien de l?Intérieur s?était déplacé au siège parisien de l?INHES avant qu?il ne transfère ses locaux à Saint-Denis du côté du Stade de France. Noureddine Yazid Zerhouni s?était montré très intéressé par le type de formation. Au point de charger un cadre de son secteur d?une réflexion sur une école sectorielle algérienne. Le projet est resté au point mort.Â
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Posté par : sofiane
Ecrit par : L?un de nos Correspondants à Paris : S Raouf
Source : www.lequotidien-oran.com