Par Kader Bakou
Alger, une rencontre internationale sur le racisme. Les conférenciers se succèdent à la tribune. C'est l'heure des débats. Dans la salle, un Européen fait remarquer que le fait de toujours flatter une communauté (autre que la sienne) peut être le signe d'un racisme inavoué. Il explique que c'est faire preuve de paternalisme, et considérer, consciemment ou inconsciemment, que cette communauté de par sa nature inférieure ne peut supporter (et accepter) les critiques. «Les ethnies et les couleurs de gens diffèrent, mais aucune n'est exempte de défauts. Les autres ne sont ni inférieurs ni supérieurs à nous, mais tout simplement différents», dira-t-il en conclusion. Le débat, qui était axé sur la réconciliation en Afrique du Sud, prend une tournure inattendue. La majorité des personnes dans la salle étaient d'accord avec le jeune Européen.
Dans un autre domaine, le misogyne n'est pas toujours celui qui dit du mal de la femme ou celui qui se comporte mal avec elle. Il y a des gens (des hommes évidemment) qui dénoncent la «mauvaise image» de la femme dans tel ou tel film. Si le même rèle avait été incarné par un acteur, personne n'aurait dit que le réalisateur a donné une mauvaise image de l'homme. Les mêmes «redresseurs de torts» dénoncent, de temps en temps, un roman, une pièce théâtrale, une bande dessinée ou même une simple caricature «sexiste».
Ces «grands défenseurs de la femme», en réalité, pensent que la femme, de par sa nature «immature» et «émotive», doit être «protégée» contrairement à l'homme qui, lui, ne souffre pas de complexe d'infériorité.
A moins qu'ayant des desseins inavoués, ces «féministes» masculins agissent tout simplement par hypocrisie !
K.B.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Le Soir d'Algérie
Source : www.lesoirdalgerie.com