Par Kader Bakou
Lors d'une rencontre à Alger sur la musique andalouse, un des participants a salué le rôle de la «bourgeoisie» algéroise et algérienne dans la préservation de ce patrimoine.
Au lendemain de l'indépendance, les Algériens appelaient «bourgeoise» toute famille riche ou ayant un mode de vie «gawri» (français ou européen), et «civilisée» toute femme qui ne porte pas le haïk (voile). Sous le socialisme, les «bourgeois» et la «bourgeoisie» sont devenus des cibles de choix pour les intellectuels de gauche. Le film Si Belgacem El Bourgeoisi, une adaptation libre de la pièce Le bourgeois gentilhommede Molière, tourne en dérision cette «classe» sociale et ceux qui essayent coûte que coûte d'en faire partie. Puis, plus rien, on n'entend plus parler des bourgeois et de la bourgeoisie, peut-être dissoute dans la politique égalitariste suivie une quinzaine d'années par notre pays. Selon de vieux Algérois, «la bourgeoisie» algéroise n'a pas disparu jusqu'à aujourd'hui. A l'instar de la noblesse française, elle essaye de préserver son mode de vie, sa culture, ses valeurs et ses coutumes. Ses membres qui se considèrent comme des «Algérois d'origine», vivent «entre eux» un peu à l'écart du reste de la société. Ils auraient même un accent et un parler particuliers et on les reconnaît, dit-on, au «D» qu'ils prononcent «T». Etes-vous un bourgeois '
K. B.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Le Soir d'Algérie
Source : www.lesoirdalgerie.com