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Le coup de bill'art du Soir L'histoire à travers la photographie



Par Kader Bakou
«La photographie, 50 ans d'âge» est le titre de l'expo collective au palais de la culture Abdelkrim-Dali de Tlemcen, dans le cadre de la 3e édition du Festival national de la photographie d'art.
Ces «50 ans d'âge», c'est en référence au cinquantenaire de l'indépendance de l'Algérie. La première photo connue d'Algérie, un premier daguerréotype de la mosquée Djemaâ El-Djedid d'un photographe anonyme, date de 1845. Ce document est conservé aujourd'hui dans le plus grand musée de photographies du monde, le George Eastman Housse à Rochester aux Etats-Unis d'Amérique. Il existe aussi des photographies de l'Emir Abdelkader avant son exil. Né à Annaba en 1924, Djamel- Eddine Tchanderli a commencé à travailler avec la presse parisienne. En 1954, il avait réalisé pour Paris Matchun reportage photo sur le pèlerinage à La Mecque. Avec le déclenchement de la guerre de Libération, il rejoint la Tunisie et se met à la disposition de l'Armée de libération nationale (ALN). Mohamed Kouaci, né en 1922 à Blida, a entamé sa carrière de photographe durant la guerre de Libération nationale avec ses portraits de réfugiés algériens à la frontière algéro-tunisienne. «Entre 1959 et 1962, j'ai travaillé pour les maquis avec Mohamed Sabri et Ratma Zitouni qui étaient mes contacts directs. Un grand nombre de photos qui circulent encore aujourd'hui, c'est moi qui les ai réalisées dans la Wilaya III. Pour ce qui est de la Wilaya IV, on m'envoyait les pellicules que je tirais clandestinement, avant qu'elles ne soient acheminées vers le Maroc ou la Tunisie… J'ai vu et j'ai photographié des massacres au napalm», témoigne Hamid Kouba, dans le catalogue de l'exposition. En juillet 1962, c'est enfin l'indépendance. Saïd Sellami, né à Folligny en Normandie l'année du débarquement allié, débarque lui en Algérie en 1964, à l'âge de 20 ans. Il découvre la photographie dans le club photo de la JFLN (Jeunesse du Front libération nationale). En 1967, il commence à travailler au journal El-Moudjahid. Sellami, qui a photographié Miriam Makeba au premier Festival panafricain d'Alger en 1969, a aujourd'hui pris sa retraite d'El-Moudjahid.Mais on le rencontre toujours, son appareil en bandoulière, dans les rues d'Alger. Samir Sid lui a laissé de belles images en souvenir du Panaf' 2009, de retour à Alger quarante années plus tard. Hocine Zaourar a reçu en 1997 le World Press Photo of the Year (le prix mondial de la photo de l'année). Sa photographie La madone de Bentalha et le boîtier qui lui a permis de la réaliser sont conservés au Newseum de Washington. En 2004, le sculpteur français Pascal Convert réalise une sculpture de cire de «La madone de Benthalha» qui sera conservée au Musée d'art moderne du Luxembourg. Une trentaine de photographes algériens de différentes générations participent à cette exposition à Tlemcen. La photographie est un art qui peut témoigner sur l'histoire…
K. B.
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