
Par Kader BakouUne nouvelle émission littéraire à la Télévision algérienne : Ghania Sid Atmane, l'ex-animatrice de «Sefer fi el kalimat», est entourée d'une dizaine de personnes, toutes des «séniors» (la jeunesse oubliée '). Le débat est d'ordre linguistique. L'animatrice, qualité rare dans ce domaine, n'essaye pas d'imposer son point de vue aux invités.Les intervenants se succèdent pour dire à peu près la même chose : imposer la langue arabe classique, une condition pour «unifier» le peuple algérien et sa culture. Pratiquement, tous les «professeurs» sont des «arabisants», excepté un «billingue», francophone d'origine. Un des invités, d'ailleurs, l'a félicité pour sa maîtrise de la langue arabe dont «il ne connaissait pas un seul mot» il y a quelques années.Chacune des interventions du «francophone» est suivie par un «taâqib» (remarque) d'un des invités (on dirait qu'il n'est pas venu pour enrichir les débats, mais pour lui répondre). Le «francohone» disait que l'Histoire d'un pays ou d'une région influe sur sa langue. Cette évidence a été considérée, par certains invités, comme une allusion sur le fait que la langue arabe n'est pas une «constante de la nation».Pour eux, la «sacrée» langue arabe est scellée et non négociable, et doit de ce fait rester figée pour l'éternité. Aussi, toujours selon eux, l'Algérie, même dans un futur lointain, ne doit en aucun cas avoir sa propre langue issue de multiples brassages et apports. Pourtant, le latin a donné des langues vivantes comme le français, l'espagnol, le grec ou l'italien !K. 'b.?
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Le Soir d'Algérie
Source : www.lesoirdalgerie.com