Par Kader BakouA quoi sert l'interdiction des marches et des rassemblements à Alger ' Pratiquement, tout le monde a «marché» sauf les formations politiques et les associations qui font une demande d'autorisation (évidemment toujours refusée). Une marche dont les organisateurs, les horaires et l'itinéraire sont connus est-elle plus dangereuse pour «l'ordre public» qu'une marche plus ou moins clandestine 'Comme dans beaucoup d'autres domaines, cette interdiction ne pénalise, en fait, que ceux qui respectent la loi et dont la mission est justement de faire de l'opposition (politique). Les autres, même s'ils ne mobilisent qu'une poignée de personnes, pourront toujours dire que la police a dispersé les manifestants ou les a empêchés d'arriver au lieu du rassemblement.Au début des années 1990, une marche à Alger, organisée par un mouvement culturel, avait attiré des centaines de milliers de personnes. Tout s'était déroulé dans le calme (et la bonne humeur). A la fin du rassemblement devant l'APN, les militants de ce mouvement avaient nettoyé les rues et ramassé les papiers qui se trouvaient par terre avant de les jeter soigneusement dans les poubelles. Dans les espaces verts des alentours, pas un arbre, pas une fleur, pas le moindre brin d'herbe n'a été touché ou égratigné !K.'b.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Le Soir d'Algérie
Source : www.lesoirdalgerie.com