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Le Conseil européen approuve enfin l'accord énergétique stratégique avec l'Algérie Il sera signé à Alger avant la mi-juillet



Le Conseil européen approuve enfin l'accord énergétique stratégique avec l'Algérie Il sera signé à Alger avant la mi-juillet
Le Conseil européen a approuvé, le 15 avril passé, l'accord énergétique stratégique entre l'Algérie et les 27 pays de l'Union européenne. Cet accord devrait ouvrir une nouvelle ère de coopération entre les deux partenaires, a appris l'APS d'une source proche du dossier. L'institution européenne a donné son feu vert aux pays de l'Union pour conclure cet accord avec l'Algérie, a indiqué cette source à l'APS .
L'accord doit être ratifié par le Parlement européen puis être signé à Alger au plus tard avant la mi-juillet, à l'occasion d'une visite du Commissaire européen à l'énergie, M. Gunther Oettinger, prévue à cet effet. Annoncée pour début 2013, la signature de l'accord a traîné du fait de la complexité des procédures de sa validation au niveau des institutions européennes, précise-t-on.
Cet accord donnera un nouvel essor aux relations énergétiques algéro-européennes.
Il ouvre de nouvelles perspectives de développement en Algérie pour l'énergie conventionnelle, les énergies nouvelles et renouvelables, la pétrochimie et la transformation des hydrocarbures en général.
Il permettra un rebond des flux d'investissements dans l'énergie, revendiqué par l'Algérie, un transfert technologique et la mise en 'uvre de projets dans les énergies conventionnelles et non conventionnelles.
En sa qualité de fournisseur important de l'UE, l'Algérie assure et de manière stable entre 13 et 15% des besoins européens en gaz.
Durant les négociations de cet accord, l'Algérie avait défendu un retour des investissements dans l'énergie à travers des partenariats en amont et en aval. L'Union européenne, déjà liée par de tels types d'accords avec la Russie et le Qatar, devrait sécuriser quant à elle ses approvisionnements en énergie. L'Algérie demeure l'un des rares fournisseurs fiables en énergie du continent européen, mais les relations énergétiques entre les deux partenaires n'ont pas toujours été au beau fixe, estiment des observateurs. Les entraves imposées par l'UE pour le déploiement de Sonatrach sur le marché européen ont souvent pénalisé le Groupe algérien. Sonatrach avait fermement critiqué la directive de la Commission européenne qui interdit aux producteurs de l'énergie de distribuer directement leurs produits sur le marché européen. La directive de Bruxelles obligeant les producteurs à scinder les activités production, transport et distribution de l'énergie pour lutter contre la concentration, avait suscité le mécontentement des fournisseurs traditionnels de ce continent, comme l'Algérie et la Russie. Le groupe Sonatrach estime être lésé par cette mesure car ayant consenti des investissements énormes dans le transport du gaz dans l'espoir de pouvoir les amortir en intervenant dans la distribution directe de cette énergie sur le marché européen.
L'Algérie avait critiqué le manque d'engouement des compagnies énergétiques européennes pour l'investissement dans l'exploration pétrolière. L'UE s'est fermement opposée à la naissance d'une industrie pétrochimique en Algérie. Cette opposition s'est illustrée notamment par les barrières douanières qu'elle avait imposées aux engrais algériens, supprimées par la suite en 2011.
A. E./APS
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