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LE CONSEIL DE LA NATION SE PENCHE SUR LE CODE DES PENSIONS MILITAIRES Le désintérêt des sénateurs



Visiblement embarrassé, le président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah, a regretté que le nombre d'interventions des sénateurs, pour débattre du texte de loi portant code des pensions militaires, soit réduit à deux.
Mehdi Mehenni - Alger (Le Soir) - C'est en séance plénière consacrée à l'examen du projet de loi modifiant et complétant l'ordonnance n°76-106 du 9 décembre 1976 portant code des pensions militaires, que le Conseil de la nation s'est réuni hier. Mais contre toute attente, deux seulement parmi la centaine de sénateurs ont pris la parole pour débattre du texte de loi. Un état de fait qui n'a pas manqué de faire réagir le président du Conseil de la nation Abdelkader Bensalah, même si ce dernier est allé désespérément chercher des justifications pour des sénateurs qui n'attendaient plus que la levée de la séance pour vaquer à leurs préoccupations. «Les interventions ont été peu nombreuses. Nous aurions aimé voir plus d'intervenants plutôt que deux seulement. Mais disons qu'il y a beaucoup de nouvelles figures et que surtout, c'est leur première séance plénière et nous comprenons leur réserve par rapport à un sujet qu'ils ne maîtrisent pas encore totalement… », a tenté d'expliquer Abdelkader Bensalah. Ceci dit, les deux interventions, celles d'un sénateur du tiers présidentiel et d'un représentant du Rassemblement national démocratique (RND), ont manqué de sauver la face en matière de qualité de débat, à un groupe visiblement mal inspiré. En abordant brièvement et timidement les préoccupations actuelles du corps militaire, du moins dans le cadre du texte de loi à l'ordre du jour, les deux élus du peuple ont très vite fait de sombrer dans l'histoire de l'Armée nationale populaire (ANP), ses origines entre l'ALN et le FLN, passant tantôt à l'après-indépendance et le boumediénisme, tantôt à la guerre israélo-arabe de 1973. A tel point que dans ses réponses aux deux orateurs, le ministre chargé des relations avec le Parlement, Mahmoud Khoudri, s'est fendu d'un cours sur l'histoire officielle, entre autres la différence entre ceux qui ont mis l'uniforme militaire en 1954 pour le remettre après l'indépendance et ceux qui ont fait carrière après l'indépendance. Mahmoud Khoudri, même s'il a quelque peu abordé la légitimité de certaines revendications actuelles du corps militaire et autres exigences qu'il a jugées irrationnelles, il a vite fait le tour pour remonter jusqu'à l'époque de l'émir Abdelkader et Cheikh El Mokrani. Mais à chacun ses préférences historiques et le ministre ne s'en cache pas d'ailleurs : «L'histoire de l'Algérie est vaste et moi je préfère que nous restions à la limite de Novembre 1954.» Enfin, il est à signaler qu'au regard du nombre réduit des intervenants, Abdelkader Bensalah a programmé une autre séance plénière pour aujourd'hui.
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