
L'arrière-pensée de l'agencement de la date de l'événement est en réalité de précipiter le départ de M. Saâdani à l'occasion d'un congrès ordinaire.Le FLN n'attendra pas le délai réglementaire du mois de mars 2015 pour tenir son 10e congrès. Selon des sources bien informées, ce rendez-vous serait avancé au mois de janvier prochain, probablement les 27, 28 et 29 du mois, pour écourter la crise que traverse le parti et qui est appelée à durer jusqu'au 10e congrès.Comme annoncé il y a quelques mois dans ces mêmes colonnes, le secrétaire général, Amar Saâdani, dont le départ est demandé par une bonne partie des membres du comité central, restera jusqu'à ce congrès à la tête du parti.L'arrière-pensée de l'agencement de la date de l'événement est en réalité de précipiter le départ de M.Saâdani à l'occasion d'un congrès ordinaire au lieu d'une session extraordinaire du comité central, suite, selon nos sources, à un compromis trouvé en haut lieu.«Le FLN ne peut pas se permettre l'ultime humiliation de renvoyer un secrétaire général six mois après son installation, suite à la destitution de son prédécesseur. Saâdani qui a été imposé par une partie du pouvoir au détriment d'une autre, ne fait plus l'unanimité mais par souci de préserver ce qui reste de l'image du FLN, on a décidé d'avancer la date du congrès et non de convoquer une session extraordinaire du comité central», analyse un autre membre du comité central. En clair, en avançant le rendez-vous, c'est le rétablissement de la légitimité et le resserrement des rangs du parti, après des années de division, qui sont recherchés, surtout que la situation est plus que vulnérable au sein du parti, mais aussi au sein du pouvoir.«On est dans le provisoire qui peut conduire à une impasse si quelque malheur venait à arriver», explique la même source.Amar Saâdani se dirige ainsi à préparer son propre départ de la tête du parti à l'occasion du congrès, en chapeautant la commission nationale chargée de préparer le rendez-vous organique le plus important du parti. Le soutien de circonstance affiché par le mouvement de redressement qui a abandonné la revendication de l'élection d'un nouveau secrétaire général, n'est que temporel.Pour barrer la route à un éventuel retour de Abdelaziz Belkhadem, défendu par Abderrahmane Belayat et ses partisans, le mouvement de redressement préfère attendre le congrès ordinaire pour régler le problème de légitimité.Ce que Belayat se dit être certain, est que M.Saâdani va partir. «Il partira d'abord, à cause de ses pratiques. Désormais, c'est l'Etat qui doit le combattre et non pas moi, car il viole les textes du parti avec la complicité des membres du comité central», a-t-il indiqué.Notre interlocuteur qui a toujours dénoncé la manière avec laquelle Amar Saâdani a été ramené à la tête du parti, interpelle les ministères de l'Intérieur et de la Justice pour mettre fin à la situation d'illégalité dans laquelle le secrétaire général se trouve.En attendant, la direction nationale du FLN, sous la conduite de Amar Saâdani, a sombré dans une profonde léthargie depuis le 24 juin dernier, date de la tenue de la dernière réunion du comité central dans un climat très tendu à Alger.Aucune activité n'est organisée depuis cette date, hormis le dernier communiqué rédigé pour soutenir la participation de soldats algériens à la cérémonie de commémoration du centenaire de la Première Guerre mondiale à Paris.Même la réunion de la commission de préparation du 10e congrès qui devait se tenir ces prochains jours est reportée au 10 août prochain..
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Karim AIMEUR
Source : www.lexpressiondz.com