
Les services de sécurité doivent intervenir pour stopper le retour de ce phénomèneLes marchandises proposées dans ces marchés vont des fruits et légumes jusqu'aux habits et articles électroménagers.Les marchés informels réapparaissent! Ce sont les autorités en charge de cette question qui le confirment et le reconnaissent. Dans la capitale, Alger, pas moins de 53 sites ont réapparu ces dernières semaines, a révélé récemment un communiqué de la direction du commerce de la wilaya d'Alger. Ces 53 marchés s'ajoutent, précise le communiqué, à 130 autres marchés informels existants encore dans la capitale.Les marchés informels seraient, selon certains comptes rendus de correspondants de presse locale, de retour à travers de nombreuses wilayas du pays. La rentrée scolaire et les fêtes religieuses(Ramadhan, fêtes de l'Aïd) se succédant, sont à l'origine du retour de ce phénomène.Les intervenants dans ces marchés, soulignent les correspondants de presse, sont en train de profiter de l'augmentation des prix des produits alimentaires et autres sur les marchés et commerces réglementés pour attirer la clientèle contre des réductions de prix.Les citoyens ne pouvant pas souhaiter mieux y recourent volontiers, soulignent les représentants de la presse. Les marchandises proposées sur ces marchés vont des fruits et légumes jusqu'aux habits et articles électroménagers.Les services de sécurité devant intervenir pour stopper le retour de ce phénomène, semblent dépassés et préoccupés par d'autres choses prioritaires. L'administration locale, en l'occurrence les APC, ne juge pas urgent de lutter contre lui, dès lors qu'elle est incapable de proposer une alternative à ces jeunes(absence de marchés de proximité). Dans ce sens, certains commerçants détenant des commerces formels, n'ont pas hésité à dénoncer publiquement l'attitude passive de ces P/APC, en leur reprochant pour des raisons d'ordre populiste leur complicité avec ces jeunes. «Ils font les aveugles pour ne pas créer des mouvements de contestation», a-t-on entendu des commerçants formels s'exprimer à maintes reprises. La lutte contre le commerce informel, rappelons-le, a débuté en 2012.Les autorités compétentes, pour venir au bout de ce mal ont déployé de grands efforts humains et matériels. Depuis 2012, plus de 1000 marchés informels sur un total de 1367 ont été éradiqués à travers le territoire national, a déclaré Abdelaziz Aït Abderrahmane, directeur général de la régulation et de l'organisation des marchés au ministère du Commerce, au mois de juin dernier à l'occasion d'une conférence de presse qu'il a animée au Forum d'El Moudjahid.Les pouvoirs publics, pour mettre définitivement fin à l'informel, ont procédé à la réalisation des marchés de proximité à travers tout le territoire national. Jusqu'au mois de juin de l'année en cours, fait savoir Abdelaziz Abderrahmane, l'Etat a pu réaliser 1000 marchés de proximité. «Nous avons pu réaliser 1000 marchés de proximité de fruits et légumes à l'échelle nationale.», a-t-il indiqué. Ce nombre est-il suffisant pour permettre aux citoyens de s'approvisionner tout près de chez eux'Le responsable dira non. «Nous enregistrons encore un déficit de 1500 marchés de proximité pour prétendre à la couverture totale du territoire national en marchés», a-t-il ajouté. Pour rappel,les motifs ayant poussé les autorités à lutter contre l'informel sont les pertes que subit le Trésor public, en raison de l'évasion fiscale de la part de ces commerçants d'un côté et l'anarchie que crée ce commerce au niveau des villes sur la propreté des villes, la circulation routière, de l'autre, etc.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Madjid
Source : www.lexpressiondz.com