
Quand la vérité n'est pas libre la liberté n'est pas vraie...(Jacques Prévert)Si j'en appelle à vous Monsieur le Président de la République, c'est pour vous demander d'user de l'autorité suprême dont vous êtes le dépositaire par la volonté exprimée du peuple souverain, de m'arracher le bâillon, certes virtuel, qui m'interdit la parole. En d'autres termes, je vous demande la permission d'obtenir un lieu adéquat afin de m'adresser à mes compatriotes et à l'opinion publique, par l'intermédiaire de la presse. Je ne sais si c'est la réglementation administrative et/ou la loi qui me privent du droit constitutionnel à la parole, mais tout en est-il que je ne peux m'adresser à eux, sans la sacro-sainte autorisation de tenir une conférence de presse.Depuis trois ans, mon nom, celui de ma famille et alliés sont flétris par les cancans des colonnes de faits divers des journaux et autres émissions de chaînes de télévision peu scrupuleuses du respect des principes élémentaires que dictent la déontologie professionnelle et l'éthique journalistique.Je veux parler, Monsieur le Président de la République. Je veux dénoncer les machinistes qui actionnent la mécanique du malheur qui s'acharne contre moi et qui veulent me broyer dans les meules implacables de l'administration qui se mure, imperturbable, derrière le bouclier de la loi, tout en se soustrayant eux-mêmes à elle. N'est-il pas de mon droit de me défendre contre ces agissements délétères, en prenant à témoin les Algériens. La liberté de parole est gravée dans le marbre de la Constitution de la République algérienne. Une liberté qui est désormais inscrite dans la conscience collective comme un édit inviolable. Je me suis battu pour l'une et pour l'autre.Pour la liberté, contre le colonialisme et j'en porte les stigmates matériels sous la forme de 13 blessures toutes contractées au combat sur le champ de bataille.Pour la liberté de m'exprimer avec les luttes de la société civile, durant lesquelles je me suis toujours trouvé en tête, pour le droit à la parole. Un droit que l'on me refuse. Des «On» qu'il s'agit de débusquer. Des «On» que je voudrais confondre. Les Algériens ont le droit de savoir qui tire les ficelles ; comment ils les tirent ; pourquoi, au profit de qui ' L'Algérie pour laquelle j'ai donné l'essentiel de mes 83 ans, sans jamais rien attendre en retour, me refuserait-elle ce droit ' Est-ce trop lui demander 'Est-ce trop vous demander Monsieur le Président de la République 'Le Commandant Azzedine- Chef du Commando Ali Khodja.- Membre du Conseil de la Wilaya 4. Commandant militaire.- Chef de la Zone autonome d'Alger.- Membre du CNRA.- Membre de l'état-major général de l'ALN. Commandant militaire.- Ancien membre du Conseil de la nation.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Le Soir d'Algérie
Source : www.lesoirdalgerie.com