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Le comité national de lutte contre le sida non encore installé (Pr Dif)Santé



Le comité national de lutte contre le sida non encore installé (Pr Dif)Santé
Le comité national de lutte contre le sida, créé en 2012, n'est pas encore installé, a indiqué, jeudi à Alger, son président, le Pr. Abdelwahab Dif, qui a fait état, en outre, de la carence en réactifs qui affecte parfois certains centres de dépistage. Le comité national de lutte contre le sida, créé en 2012, n'a encore pas été installé et les représentants des ministères concernés devant y faire partie n'ont toujours pas été désignés, a déploré le Pr Dif, chef de services des maladies infectieuses à l'hôpital El-Kettar d'Alger, sur les ondes de la chaîne III de la Radio nationale.Cette instance censée prendre en charge la mise en œuvre de la politique nationale de lutte contre cette maladie, qui représente une des préoccupations de santé publique et qui évolue de manière "préoccupante" en Algérie, est appelée à se réunir deux fois par an en vue de tracer un programme d'actions à mener à court terme à l'échelle nationale en vue d'endiguer la propagation de cette pathologie, a précisé l'invité de la radio.
Or, regrette-t-il, ce comité "ne dispose même pas de budget, de siège, et de moyens de communication alors qu'il était censé être représentatif à l'échelle nationale à travers des comités de wilaya".
Sur le plan de la prise en charge des malades, le Pr. Dif a fait état d'un manque de réactifs, traitement essentiel pour les séropositifs, et qui affecte parfois les centres de soins, au nombre de 9 et répartis dans les principaux pôles régionaux du pays.
"C'est un problème qui est relativement réglé mais que l'on a eu à affronter en étant contraints de recourir à d'autres traitements" pour continuer de soigner le malade, reconnaît le Pr Dif qui appelle les autorités en charge de la santé à rendre disponibles "de manière permanente" les réactifs.
Il a fait savoir, par ailleurs, que ces centres spécialisés sont "inégalement" pourvus en moyens matériels et humains. Ainsi, le centre régional de Tamanrasset, qui devait devenir un centre de recherche sur le Sida, n'a pu avoir cette vocation en raison de son éloignement géographique qui le pénalise en matière de personnel spécialisé et en moyens adéquats.
Le spécialiste a rappelé que 64 unités de dépistage, dont ceux relevant des 9 centres régionaux, sont mis à la disposition des citoyens de manière "anonyme" et "gratuite" à l'échelle nationale. Celui relevant de l'hôpital d'El-Kettar demeure "le plus important" dans la mesure où il prend en charge environ 50% des malades de l'ensemble du territoire national. En 2012, il a eu à traiter 74 séropositifs et effectue entre 50 et 90 dépistage par jour, informe l'intervenant.
Relevant que le coût de la prise en charge des malades du sida s'élève pour l'Etat à 500.000 DA par an et par individu, le Pr. Dif a indiqué que la seule structure d'El-Kettar a dépensé pas moins de 190 millions DA en 2012 pour le traitement des personnes suivies dans ses services, ajoutant qu'un seul test inter-viral revient à 100.000 DA.
Il a enfin insisté sur la nécessité d'avoir une politique de lutte contre la maladie s'étalant sur 20 à 30 ans, axée notamment, sur la prévention.


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