Le comité de mobilisation des dynamiques algériennes, qui avait pour charge le regroupement des associations nationales pour prendre part au Forum social mondial de Tunis ' manifestation internationale qui s'est déroulée du 26 au 30 mars ' est monté au créneau.
Hier, lors d'une conférence de presse organisée au siège de Maghreb Emergent, le comité a dénoncé vigoureusement l'interdiction de sortie du territoire assignée à deux délégations transportées par bus et bloquées au niveau de la frontière le 25 mars dernier. Rien ne s'oublie, affirment les membres du comité de mobilisation. Les mouvements sociaux locaux avaient, rappelle-t-on, dénoncé avec énergie les dépassements de la police des frontières de Ras Layoun (Tébessa) et Oum Tboul (El Tarf). Près de 100 militants avaient été empêchés de traverser la frontière sur ordre de la DGSN. «La dénonciation est pour rappeler, selon Abdelwahab Fersaoui, président de RAJ, que la DGSN a transgressé les lois de la République, car aucune raison ne pouvait interdire les militants à se rendre à Tunis.»
Hacène Ferhati, de SOS Disparus, doublement victime d'une interdiction de sortie du territoire, raconte son calvaire. «On nous a empêchés de quitter Ras Layoun, le poste frontière de Tébessa. Le lendemain, j'ai essayé de prendre l'avion à partir d'Alger. Là aussi, la PAF m'interdit l'embarquement sans me présenter la moindre explication», souligne-t-il.
Ferhati arbore son casier judiciaire vierge. «Je ne suis ni un délinquant ni un malfrat. Je suis propre. Le régime laisse les corrompus et les corrupteurs sortir et entrer en Algérie sans l'inquiéter, alors que le simple citoyen est emprisonné dans son propre pays», tonne-t-il. Idir Achour, syndicaliste du Conseil des lycées d'Algérie (CLA), dénonce de son côté la paranoïa du régime algérien. Il souligne qu'«au FSM, il n'y a aucun enjeu politique». «Cette manifestation a pour but de faire connaître les aspirations d'ordre humanitaires surtout pour contrecarrer le pouvoir de l'argent et l'ultralibéralisme sauvage qui tuent les pans entiers des sociétés. Je me demande pourquoi les deux délégations algériennes ont été bloquées, alors que celles pro-régime et celle du Sahara occidental ont été prises en charge dans des hôtels trois étoiles avec l'argent du Trésor public algérien», révèle M. Achour.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M B
Source : www.elwatan.com