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Le Cnes dénonce les "man'uvres malsaines" de la tutelle



Le Cnes dénonce les
Le BN du Conseil national des enseignants du supérieur (Cnes) tient à "dénoncer fortement les agissements irresponsables de la tutelle" et "le mutisme injustifié du ministre face aux harcèlements dont font l'objet les syndicalistes au sein de certaines universités", citant, à titre d'exemple, Sétif 1, M'sila, Alger 3, Djelfa et Ouargla. Dans la déclaration sanctionnant leur dernière réunion extraordinaire, tenue le 8 février 2017, à Alger, les membres du bureau national du Cnes pointent du doigt les recteurs des universités sus-indiquées qui, selon eux, "ne cessent de faire outrage aux droits et libertés syndicales en refusant à ces sections de tenir leurs assemblées générales sous des prétextes mensongers".Devant de telles entraves et "ce mutisme controversé", le Cnes s'indigne contre ces "man?uvres malsaines" de la part de la tutelle, qui ne font que "bloquer le dialogue avec un partenaire reconnu de tout temps comme étant un acteur fort au sein de l'université algérienne et qui n'a cessé de défendre les intérêts des enseignants".Par ailleurs, les membres de l'instance nationale du Cnes tiennent pour responsable "le ministre qui, à travers ce complot, ne fait qu'envenimer les choses et déduit de là même cette volonté de détourner l'opinion universitaire des vrais problèmes qui font la scène universitaire, dont nous citons, entre autres, la nouvelle loi d'orientation de l'enseignement supérieur, la restructuration de l'université et la réforme des ?uvres universitaires, auxquelles le Cnes doit être associé". Pour les responsables du Cnes, la tutelle tient toujours un discours "opaque et individualiste" face aux revendications légitimes des enseignants. Parmi les doléances du Cnes, on peut citer "les salaires perçus par plus de 80% des enseignants et qui ne dépassentpas le seuil des 46 000 DA", "la bureaucratiedémesurée et caractérisée concernant la gestion des dossiers de soutenance des enseignants et étudiants doctorants dont le nombre s'élèveà plus de 40 000", "le problème de logement qui persiste et l'énorme déficit constaté dans lagestion de ce dossier", "l'insouciance du ministère face au harcèlement syndical dont sont victimes quelques syndicalistes et enseignants et la politique du mépris à laquelle ces derniers font face"...En outre, le syndicat des enseignants du supérieur déplore également "la négligence du volet pédagogique et le manque flagrant de sérieux dans la gestion de ce dossier et qui est d'ailleurs posé par les étudiants, et ce, à travers les vagues protestations estudiantines qu'a connues et connaît actuellement l'université algérienne".Face à cette situation "alarmante", le bureau national du Cnes exhorte le Premier ministre à intervenir et à "contenir cet état explosif, dont seul le ministre de l'Enseignement supérieur prend la responsabilité, et ce, en rouvrant les portes du dialogue et en mettant fin à toutes ces spéculations et ce marchandage qui ne poussent la situation qu'au pourrissement et qu'à la décadence".Enfin, le bureau national du Cnes appelle à un conseil national pour le 21 février 2017, à Alger, pour prendre les mesures qui vont trancher quant au devenir de l'université algérienne.Kamel Ouhnia
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