Alger - A la une

Le CMIM de Marseille au secours de la capitale



Le CMIM de Marseille au secours de la capitale
L'étude sur la vulnérabilité de la ville d'Alger vient d'être attribuée par le Centre de Marseille pour l'intégration en Méditerranée (CMIM) au bureau international Egis Eau, basé à Alger, selon un communiqué parvenu à notre rédaction.
Cette étude est financée par la Caisse des dépôts et consignations (France) et copilotée par la Banque mondiale en association avec les autorités algériennes à différents échelons (ministères, wilaya d'Alger et élus locaux). Le but de cette étude est d'établir une évaluation des sources de vulnérabilité de la ville d'Alger face aux changements climatiques et aux catastrophes naturelles à l'horizon 2030. Elle vise également à «élaborer un plan d'adaptation pour accroître la résilience de la capitale», selon le même document.
Cette étude permettra aussi de fournir aux institutions concernées, à tous les niveaux, «un outil méthodologique pour la caractérisation des vulnérabilités urbaines et l'adaptation au changement climatique qui pourra être utilisé sur d'autres villes côtières du pays», est-il encore indiqué sur la missive. «Au-delà des résultats sur Alger, la capitale économique du pays, cette étude permettra aux autorités algériennes d'acquérir un savoir-faire qui pourra ensuite être répliqué à d'autres territoires», dira de son côté Maryse Gautier, représentante du CMIM dans le programme de gestion urbaine.
Et d'enchaîner : «Avec les différents évènements dramatiques comme les inondations de Bab El Oued ou le séisme de Boumerdès, nous avons estimé important de rassembler des données sur les risques naturels ou ceux aggravés par les changements climatiques qui accélèrent les phénomènes extrêmes comme les inondations dues aux pluies fortes à l'origine de glissements de terrain, la hausse de température entraînant des réductions hydriques, l'augmentation du niveau de la mer pouvant causer des tsunamis ou l'érosion sur les zones côtières.» Lors de son dernier passage à Alger, Mme Gautier n'a pas écarté la possibilité de «déplacer des personnes si cela s'avère nécessaire», mais avait proposé aux citoyens de «ne pas construire là où il y a risque. Pour les zones construites vulnérables, il s'agit de réduire les risques en renforçant les habitations».


Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)