
Avec une consommation moyenne supérieure à 300 grammes par jour, l'Algérien consomme plus de céréales qu'un Marocain, Français, Italien ou tout autre habitant du pourtour méditerranéen. C'est ce qu'a déclaré, en tout cas, le ministre de l'Agriculture et du Développement rural, lors de la réunion trimestrielle des contrats de performances des wilayas du secteur agricole, qu'il a présidée, hier, à Alger. Rachid Benaïssa, qui évalue la production céréalière à 104.millions de quintaux, a confié qu'un citoyen consomme entre 300 et 780 grammes de céréales par jour, alors que pour les autres pays du Bassin méditerranéen, la moyenne atteint, à peine, les 300 grammes par habitant. S'adressant aux professionnels du secteur, le ministre a indiqué que «la réunion d'évaluation trimestrielle des contrats de performance pour le renouveau agricole et rural se déroule dans un contexte marqué par la poursuite et l'intensification de la mise en oeuvre des programmes de modernisation et de développement des filières agricoles et des espaces ruraux ciblés.» Selon lui, la politique du renouveau agricole, mise en branle en 2009, au lendemain du discours prononcé par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, à Biskra, est très judicieuse et participe de la volonté des pouvoirs d'aider ce secteur stratégique et le rendre plus performant. «Cette nouvelle politique s'est traduite par l'ouverture de plusieurs projets dont la signature et la mise en oeuvre des contrats de performance avec la participation et la mobilisation de l'ensemble des acteurs.» Qu'ils soient agriculteurs, éleveurs, opérateurs économiques, des institutions professionnelles et interprofessionnelles, des collectivités locales ou des élus, «ils ont pour mission de relever le défi, en contribuant à l'amélioration de la sécurité alimentaire de l'Algérie, devenue un enjeu de souveraineté nationale et de cohésion sociale», a-t-il souligné. Citant l'exemple des producteurs s'étant illustrés, en intégrant le «club des 50», c'est-à-dire, les fellahs parvenus à un rendement de 50 quintaux ou plus à l'hectare, M.Benaissa exhorte les présents à s'inspirer d'eux pour améliorer leur rendement et leur production.
A l'en croire, la production a sensiblement évolué depuis l'année 2009, frôlant les 14% au 31 décembre 2012. Louant les mérites de ce jeune agriculteur rencontré lors de la visite effectuée récemment par le Premier ministre Abdelmalek Sellal en compagnie de plusieurs ministres dans la wilaya de Saïda, Rachid Benaïssa a déclaré que celui-ci est parvenu, à l'aide de ses tracteurs, à labourer 17 hectares par jour des terres qui lui avaient été attribuées au titre de la concession par l'Etat. Plus qu'une prouesse, un défi que le ministre attribue au courage et à la détermination affichés par ce jeune qui a promis de faire encore mieux à l'avenir pour mériter la confiance et honorer l'engagement qu'il a pris de servir l'agriculture. «C'est vrai que l'Etat l'a beaucoup aidé et lui a accordé de nombreuses facilités pour acquérir sept tracteurs, mais beaucoup d'investisseurs qui disposent, pourtant, des mêmes avantages ou moyens qui lui ne sont pas parvenus à un tel rendement.», a-t-il précisé.
Evoquant les progrès réalisés dans le secteur agricole et à titre de comparaison, le ministre a indiqué que les connaissances ont beaucoup évolué depuis 1962 où les agriculteurs n'avaient que leurs mains et leur courage pour travailler leur terre. «Les connaissances ont évolué 20.000 fois, voire 30.000 fois plus par rapport à 1962 où les fellahs étaient démunis et ne disposaient que d'outils rudimentaires, à savoir le courage et une pioche pour bêcher la terre...».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kaci AGGAD
Source : www.lexpressiondz.com