Alger

Le CLA se démarque du seuil des cours de la tutelle



Le CLA se démarque du seuil des cours de la tutelle
Sujet à controverse, le seuil des cours de l'examen du baccalauréat 2014, révélé il y a quelques jours, suscite encore moult réactions. Le Conseil des lycées d'Algérie (CLA) est revenu hier sur l'analyse des cours de référence adoptés par la commission du MEN. Evidemment, la définition du seuil se fait sur la base des cours réellement dispensés en classe de terminale. Le cour de référence pour une matière et une filière données doit être prodigué dans tous les lycées du pays. Selon le département de l'Education nationale, le seuil a été établi sur la base de 80% du programme des différentes filières. Autrement dit, les programmes ont été achevés à hauteur de pas moins de 80%. Un chiffre que tous ceux qui ont suivi de près le déroulement de l'année scolaire sur fond de protestation cyclique trouveront peu crédible. Une étude comparative menée par le CLA confirme ce que les candidats au baccalauréat ont révélé au lendemain de l'annonce du seuil des programmes, à savoir la programmation de cours non dispensés. En effet, le CLA se prononce "contre le seuil made in Algeria et contre les chiffres avancés par le ministère de l'Education". Selon l'étude comparative du syndicat, la moyenne de 80% citée par la tutelle est erronée. "Même sans grève, ce chiffre ne peut être atteint", soutient le CLA, qui révèle qu'en réalité la moyenne des programmes dispensés ne dépasse pas les 65%, et ce, pour les six filières du cycle secondaire et pour les mêmes motifs : grèves, manque d'enseignants et absence des élèves dès le début du 3e trimestre. À en croire les chiffres du syndicat, l'enseignement des matières essentielles pour chaque filière est entre 60 et 65%. Il oscille entre 70 et 75% des programmes, mais pour les matières secondaires de la filière. Nous citerons l'exemple des candidats au baccalauréat de la filière sciences expérimentales dont les programmes des matières importantes à coefficients importants : maths, sciences et physique ont été dispensés à hauteur de 65%, alors que pour les sciences islamiques et l'histoire, la moyenne atteint les 75%. Idem pour le reste des branches. Pour le CLA, "il est temps d'assumer nos responsabilités, d'arrêter cette fuite en avant et de faire non pas une réforme, mais une refondation de l'éducation".M. B.NomAdresse email


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