Dans un entretien accordé au bimestriel «AlgerParis» M. Jean-Louis Levet a décrit les relations algéro-française indiquant que la dernière session du Comité intergouvernemental de haut niveau (CIHN), tenue en avril à Alger, constitue une nouvelle étape dans «la montée en puissance» des relations entre la France et l'Algérie.M. Jean-Louis Levet, haut responsable français chargé de la coopération industrielle et technologique franco-algérienne a ajouté que les dynamiques à l'?uvre «s'amplifient» et les deux pays sont appelés à «continuer ensemble à accélérer cette mutation d'un modèle de relations fondé sur le commerce (import/export) à un modèle de relations fondé sur la coopération, c'est-à-dire via le Co-investissement, des projets structurants pour l'avenir et la recherche constante de l'excellence».Le responsable français, qui se vante du fait que la France et l'Algérie «constituent un binôme sans équivalent sur l'échiquier mondial des Etats», met en relief la diversité des accords signés entre les deux pays, lors de la dernière session du CIHN.«De nombreux domaines industriels sont concernés avec les éléments clés de succès que sont la formation, l'intégration progressive aux territoires d'implantation avec l'implication de PME algériennes qui vont monter en puissance», a-t-il expliqué, relevant que le partenariat d'exception, souhaité en 2012 par les présidents François Hollande et Abdelaziz Bouteflika, permet aux deux pays de «faire le lien tant nécessaire entre une histoire commune et une histoire d'avenir».Jean-Louis Levet considère que ce partenariat d'exception est un atout pour les entreprises françaises confrontées à la rudesse de la compétition internationale, précisant qu'il fournit «un cadre dans lequel peuvent se situer les projets, avec des rendez-vous réguliers», «sécurise les processus de travail collectifs à l'?uvre pour les différents projets identifiés puis mis en ?uvre (et) favorise l'orientation des deux pays vers de nouveaux champs de coopération préfigurant le devenir de la France et de l'Algérie».Au sujet du projet de l'implantation d'une usine de montage automobile Peugeot en Algérie, le responsable français a souligné que «l'importance de tels projets nécessite que l'on ne confonde pas vitesse et précipitation, dans l'intérêt même des entreprises concernées et des relations entre les deux pays». «C'est aux opérateurs économiques de poursuivre leur processus de négociation - ce qu'ils continuent de faire - et de prendre le temps nécessaire», a-t-il conclu.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abderrahmane Hakkar
Source : www.lnr-dz.com