Pour se faire délivrer le certificat de nationalité, il faut présenter l'acte de naissance de l'intéressé, celui de son père et celui de son grand-père.
Les partis politiques commencent à s'investir en vue des élections locales du 29 novembre prochain, notamment depuis le premier septembre en cours, date de la convocation du corps électoral. La tâche à laquelle ils se livrent actuellement est la collecte des dossiers de candidature à déposer aux services des wilayas avant le 10 octobre prochain.
Cependant, certaines pièces à fournir dans le cadre du dossier posent un véritable casse-tête pour les candidats. Il s'agit principalement du certificat de nationalité, délivré par les tribunaux. Pour se le faire délivrer, le postulant doit présenter son acte de naissance n° 12 (délivré par la commune de naissance), celui de son père et celui de son grand-père. Et c'est là que le problème se pose. Des dizaines de citoyens nous ont contactés pour exposer cet «obstacle» à leur candidature. «C'est un véritable problème auquel on doit faire face. Je dis même que c'est un obstacle dressé devant certaines catégories d'Algériens», déclare, Saïd M.activiste du mouvement associatif d'Alger dont le grand-père est natif de la wilaya de Tizi-Ouzou et le père au Maroc. Avec les tracasseries administratives, ça devient presque impossible pour ce potentiel candidat de constituer son dossier. «L'administration aurait du logiquement se contenter de vérifier la nationalité des candidats sur la photocopie de la carte d'identité nationale dont l'établissement demande un certificat de nationalité», souligne Rachid S., un commerçant de Cheraga qui veut se présenter à ces élections.
Les parents de Rachid sont également de la wilaya de Tizi-Ouzou. Un élu de la capitale nous explique que ce problème se pose à ceux qui ont des parents en dehors des wilayas où ils résident. «C'est une gestion bureaucratique de l'administration que de demander un document dont il a fallu faire l'économie au candidat dont la nationalité peut se vérifier sur la carte d'identité nationale. C'est une aberration», dénonce Farouk H. candidat à Sidi M'hamed (Alger).
Pour notre interlocuteur, l'exigence de ce document ne facilité pas la tâche aux candidats surtout que, a-t-il indiqué, «le délai de 40 jours n'est pas suffisant pour les partis d'établir les listes électorales surtout qu'il est émaillé par une grève de 8 jours des agents communaux. Ils rendent la vie difficile notamment aux partis de l'opposition qui ne jouissent d'aucune faveur administrative contrairement aux partis du pouvoir», a ajouté notre interlocuteur qui estime que la fraude électorale commence déjà par-là.
Un autre militant a dénoncé l'exigence de deux photos d'identité avec le cliché, ce qui est, explique-t-il, «inconcevable à l'heure du numérique».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Karim AIMEUR
Source : www.lexpressiondz.com