
Régime d'assurance maladie, efficacité des hôpitaux, performance et disponibilité des professionnels de la santé, ces aspects de la couverture sanitaire diffèrent d'un pays à l'autre dans le Maghreb. Une situation parfois pénalisante. Pour débattre des moyens de développer la prise en charge des pathologies, un sommet maghrébin se tient depuis, hier, à Alger. Ce sommet, placé sous le haut patronage du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a drainé quelque 250 participants venus du Maroc, de la Tunisie, de l'Arabie Saoudite, de France et du Qatar. Etalé sur deux jours, il permettra aux 61 intervenants de mettre toute la lumière sur les mécanismes à asseoir afin de développer la prise en charge des malades et d'aider à prendre connaissance des différents équipements et appareils utilisés dans la prospection et la guérison des différentes pathologies Pour comprendre. Cette rencontre, selon son organisateur Naseba, « mettra en exergue les efforts de l'Algérie ». Lors de son allocution, Dr. Amir Abdellatif Touafek, président du Comité consultatif de ce premier sommet maghrébin de la santé, a rappelé que les deux pathologies (cancer et diabète) « ont atteint des proportions inquiétantes ». Pour le président du Conseil national de déontologie médicale (CNDM) et du Conseil national de l'ordre des pharmaciens Dr Lotfi Benbahmed, l'humanisation des hôpitaux est essentielle. « Le droit du malade à la prise en charge médicale, le secret professionnel et l'humanisation des relations sont aussi importantes ». Des relations à instaurer également entre les pays puisque, comme le soulignera le Pr Abdelhamid Tazi, historien et membre de l'Académie du royaume du Maroc, « la médecine, cette noble profession, ne connaît pas de frontières ». Dans sa conférence inaugurale, M. Tazi s'est penché sur l'histoire préislamique de la médecine tout en mettant en exergue la coopération entre différentes civilisations qui lui ont permis d'évoluer. Les efforts de l'Algérie en matière de prise en charge des pathologies ont été mis en évidence avec notamment l'enveloppe budgétaire, soit 9,5% du budget public accordé aux soins de santé. Toutefois, des objectifs des réformes et des perspectives sont attendus dans le cadre de la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement. Une perspective développée par le professeur Abdelhamid Aberkane, ancien ministre de la Santé. Il affirmera qu'on a « un retard important sur la finalité de l'offre de soins, et en termes de réforme hospitalière, il faut rattraper le retard car il ne suffit pas de construire des hôpitaux mais de veiller à former le personnel nécessaire à sa bonne marche ». M. Aberkane, tout en expliquant la différence entre les pays du Maghreb relative aux indicateurs du développement socio-économique qui restent identiques en termes d'équité territoriale, avoue que « notre particularité et notre avantage c'est la couverture sociale (assurance maladie) qui est très importante puisqu'elle dépend de la dépense publique plus que des ménages. En Tunisie elle est de l'ordre de 50% et de 30% au Maroc ». Néanmoins, cette aide à prendre avec des pincettes, selon Aberkane, puisque le malade doit payer les prestations des analyses, de la radiologie. Il appellera à une cohérence de la politique puisque les ressources humaines existent. Le marché pharmaceutique n'est pas en reste. Les produits pharmaceutiques constituent un besoin sanitaire prioritaire et se doivent de respecter les standards de qualité, sécurité et efficacité.Sans cette garantie, tout service de santé est irrémédiablement compromis. Lors de ce sommet, des ateliers et des tables rondes ainsi qu'une exposition sont organisés.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Souhila Habib
Source : www.horizons-dz.com