L'assemblée générale de la Fédération algérienne de football a choisi récemment d'autoriser Mohamed Raouraoua à diriger cette instance pour quatre nouvelles années. Elle a, en même temps, accepté la composante du bureau fédéral que lui-même avait proposé.
Dans le milieu du football algérien, il a pris ce qu'il y a. Il a considéré qu'ils sont les meilleurs ou à tout le moins ceux qui ont des compétences assez élevées pour l'aider à sortir ce sport de la mauvaise passe dans laquelle il se trouve. On se permettra, cependant, de douter d'une telle appréciation car notre expérience dans le milieu nous a appris qu'ils sont nombreux ceux qui ne sont là que pour le décor, juste pour dire qu'ils font partie du bureau fédéral de la FAF.
Nul ne contestera le fait que depuis qu'il est à la tête de cette instance, Mohamed Raouraoua est celui qui a le plus travaillé pour ce football. Avec lui, il convient d'ajouter un certain nombre de personnes dont un certain Mohamed Mechrara qui est à la base de presque toute la réglementation et des textes afférents au football professionnel dont il a dirigé la Ligue qui le gère puis la commission fédérale des résolutions des litiges. On peut également ajouter Hamid Haddadj au niveau de la commission de discipline ainsi que Belaïd Lacarne dans celle de l'arbitrage. Que penser alors de tous les autres '
Que penser surtout de ceux qui viennent d'être élus ' Ont-ils vraiment la compétence voulue pour suivre le rythme que va leur imposer le président de la Fédération ' Pourront-ils apporter des solutions aux problèmes que vit ce football ' On veut bien croire que oui mais on en doute.
Du reste il y a lieu de se demander si tous ces gens-là étaient éligibles le jour de l'assemblée générale élective. Il faut, en effet, se demander sur quels critères a-t-on retenu Mansouri, Tasfaout, Zefizef, Sadi, Attoui et Benhamza. S'ils ont été mandatés par des clubs ou des ligues, qu'on le dise au nom de la transparence.
A ce que l'on sache, le ministère de la Jeunesse et des Sports a indiqué qu'il ne nommerait aucun expert pour siéger dans les assemblées générales des fédérations sportives. Et les experts qui faisaient partie de l'AG de la FAF ont vu leur mandat expirer à l'issue de l'AG ordinaire de cette fédération du 20 février dernier. Ils n'avaient donc pas le droit de faire partie de cette AG le 7 mars dernier, jour de l'élection du président et de son bureau fédéral.
On ajoutera que l'élection de Kerbadj, Chaâbane et de Hamoum est nulle et non avenue parce qu'en contradiction avec les dispositions de l'article 9 du décret 05-405 relatif aux fédérations sportives qui interdit tout cumul de fonctions d'élus au sein d'une même fédération. Les trois personnes dont on parle sont, respectivement, président de la Ligue du football professionnel, président de la Ligue de wilaya de Biskra et président de la Ligue de wilaya d'Alger.
Elles n'étaient donc pas éligibles au bureau fédéral de la FAF sauf si elles venaient à démissionner de leur première fonction. Ce que nous n'avons pas appris. On comprend d'autant moins Kerbadj, qui a voulu coûte que coûte se faire élire dans ce bureau fédéral alors qu'en sa qualité de président de la LFP il pouvait y siéger en tant que membre de droit.
On peut en conclure que beaucoup de choses sont à revoir dans le bureau fédéral de la FAF qui se prévalait d'avoir comme membres, dans le passé, d'anciens ministres ou de hauts cadres de l'Etat également très au fait de la gestion de ce sport si prisé par les foules. Mohamed Raouraoua aura beau avoir la volonté et le désir de remettre le football sur de bons rails, il ne pourra rien faire tout seul.
Il lui faudra être épaulé par un bureau fédéral à l'expérience et aux compétences avérées. Est-ce le cas ' Pas si sûr. Sachant que le président de la fédération sera souvent absent pour des raisons liées à ses mandats au sein d'instances du football international, on ne sait pas comment cette fédération sera gérée.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A A
Source : www.letempsdz.com