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LE BUDGET D'EQUIPEMENT REVU À LA BAISSE La fin des grands projets



Le gouvernement a décidé de revoir à la baisse le budget d'équipement pour l'année 2013. Dès l'année prochaine, l'essentiel des ressources financières servira au parachèvement des projets en cours.
Tarek Hafid - Alger (Le Soir) - Le budget d'équipement de la loi de finances 2013 sera consacré essentiellement au parachèvement des programmes d'équipements lancés ces dernières années. C'est ce qui ressort des décisions prises, lundi, en Conseil des ministres. En effet, ce texte de loi fait état d'un budget de 1590,1 milliards de dinars consacrés aux dépenses d'équipements. Une enveloppe revue à la baisse puisqu'elle était de 2 700 milliards de dinars en 2012, soit 1109,9 milliards de dinars en moins. Ces coupes budgétaires ont une explication économique mais surtout politique. La récente chute des prix des hydrocarbures sur le marché international a obligé les autorités algériennes à réviser leur stratégie économique. Le ministre des Finances avait, d'ailleurs, préparé l'opinion publique en faisant état de «prudence» dans la gestion de l'argent public. «Il n'y a pas de programme de rigueur au sens économique du terme, mais une gestion beaucoup plus prudente », avait déclaré le ministre des Finances en marge du colloque des Banques centrales africaines qui s'est tenu, fin août, à Alger. Sur le plan politique, il est aujourd'hui évident que la priorité du chef de l'Etat est de finaliser des projets mis en œuvre. C'est notamment le cas de l'autoroute Est-Ouest (qui n'a toujours pas été livrée dans sa totalité), de la quinzaine de tramways, des systèmes de transfert d'eau ou encore du prolongement du métro d'Alger. Le projet auquel tient le plus Abdelaziz Bouteflika est, sans nul doute, celui de la Grande Mosquée d'Alger. C'est à travers ce monument religieux que le président de la République entend marquer son passage à la tête de l'Etat. En fait, quelles que soient les intentions de Bouteflika en 2014, il devra marquer une pause et faire le point de ce qui a été réalisé. Qu'il se représente à un quatrième mandat ou qu'il décide de passer le témoin, l'homme prendra avant tout le soin de présenter un bilan positif au peuple algérien. C'est justement l'une des missions les plus importantes qui est assignée à Abdelmalek Sellal et aux membres de son équipe. Le nouveau gouvernement devra donc parachever toutes les infrastructures. Pour cela, il ne dispose que de 18 mois. Le temps sera le pire ennemi de Bouteflika et de Sellal.
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