Par Maâmar Farah«Il faut savoir encore sourireQuand le meilleur s'est retiréEt qu'il ne reste que le pireDans une vie bête à pleurer...»Ainsi chante le grand Charles. Chanson mythique. Paroles du cœur et au cœur des décisions importantes de la vie. Oui, il faut savoir”? Voilà vingt années exactement que ce billet paraît en Une du Soir avec, parfois, de petites ou de grandes interruptions, des changements de titres génériques (Petit Format, Pause-café, Le Bonjour du Soir), des hauts et des bas, des ratages, des incompréhensions, des doutes”? mais toujours une sincérité au-dessus de tout soupçon. Dans les grands moments de la vie de notre nation, comme dans les étapes importantes ayant marqué les changements impressionnants de la scène internationale, nous avons dit notre mot, librement, sereinement, avec la conscience d'un journalisme engagé, militant, jamais neutre, jamais complice des courants manipulateurs qui se cachent derrière tant de bonnes intentions.Ni Paris, ni Riyad, mais Alger, toujours Alger, rien qu'Alger. J'ai refusé le nouveau journalisme qui abat un pays et détruit une nation au nom de combats douteux, cachés derrière des slogans racoleurs importés. J'ai veillé sur Alger et l'Algérie et c'est avec fierté que je les vois encore et toujours debout ! Malgré les batailles d'arrière-garde menées par de si piètres acteurs – y compris au sein du pouvoir. J'ai déjà écrit que le peuple est tranquille, paisible et si on ne vient pas le provoquer, comme à Zighoud-Youcef, il a compris qu'il ne gagne rien à affronter les casques bleus et verts, leur gaz et leurs balles”? Paradoxalement, ceux qui risquent de tout faire exploser, ce sont ces inconscients qui, à l'instar de ce «bnadem» nommé Saâdani, confondent politique et partie de «rey rey»”'j'ai connu le journalisme à ses heures de gloire. Ma génération a succédé aux moudjahidine de la presse. Elle a mené des combats héroà'ques sur le front de la révolution socialiste et sur le plan de l'engagement international au profit de la liberté des peuples.Alors, voilà ”?«Il faut savoir coûte que coûteGarder toute sa dignitéEt malgré ce qu'il nous en coûteS'en aller sans se retourner...»Voilà que ce billet en page Une s'arrête. Je continuerai à alimenter la chronique du jeudi et intervenir quand j'en aurai la possibilité. Je ne remercierais jamais assez tous ces lecteurs qui me lisent chaque jour et qui m'ont encouragé durant ces longues années. La presse quotidienne n'en a plus pour très longtemps. Où sont France-Soir et The Independent ' C'est la fin d'une époque et je souhaite aux nouvelles générations de trouver les voies et moyens de perpétuer ce noble combat qui ne peut prendre toute sa valeur que s'il reste en dehors de l'autorité du pouvoir et totalement indépendant des puissances de l'argent.Nous gagnerons !
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Le Soir d'Algérie
Source : www.lesoirdalgerie.com