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Le Bonjour du «Soir»



Le Bonjour du «Soir»
Par Maâmer FarahFace à une opposition tétanisée, dépassée et piégée par ses alliances contre nature, le pouvoir semble mener la barque à sa guise. Mais ce pouvoir n'est pas un ensemble homogène. Il y a encore des cadres honnêtes et intègres, de plus en plus mal à l'aise, mais aussi des affairistes sans vergogne, des corrompus et des voleurs. Notre clairvoyance en tant que journalistes est de ne pas tomber dans le piège des positions tranchées et de l'unanimisme. Nous ne pouvons pas, par exemple, rester de marbre devant l'isolement d'un Amara Benyounès pour la raison qu'il serait un pro- Bouteflika, alors qu'il a besoin de l'aide de tous les Algériens dans sa lutte contre la maffia, le transfert mortel de nos devises et l'évasion fiscale. Pour les mêmes raisons, nous n'avons pas été fortement aux côtés de M. Louh quand il s'est opposé aux islamistes qui veulent nous mener au paradis en tabassant nos femmes ! Nous n'avons pas été suffisamment aux côtés de Mme Benghebrit qui tente timidement de réformer une école qui attend, depuis Mostefa Lacheraf, le sésame qui la fera entrer dans la modernité ! Le courage, dans la presse d'aujourd'hui, ce n'est pas de taper sans distinction sur tout ce qui bouge au sein du gouvernement. C'est de savoir être juste avec ceux qui, pourtant abandonnés par leurs collègues ministres, ne baissent pas les bras. Ils ont besoin de nos mots. Simplement de nos mots quand ils ne sont pas pollués par la politique politicienne ou l'intérêt matériel.


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