
Par Maâmar FarahCe qui est grave dans les propos du patron d'Ooredoo Algérie, ce n'est pas tant le rappel des règles élémentaires des plans médias des grandes boîtes : ne jamais donner de la publicité aux organes qui vous dénigrent. Il aurait pu s'arrêter là . On aurait compris aussi qu'il veuille défendre l'Etat algérien puisque la société qu'il dirige est de droit algérien. Mais qu'il mette en avant les intérêts d'un autre pays est une bévue inexcusable.Ainsi, selon la logique de M. Ged, pour bénéficier des placards ou des spots publicitaires d'Ooredoo, il ne faut surtout pas critiquer le Qatar ! Dans un pays sérieux, on aurait invité ce monsieur à plier bagage, d'autant plus qu'il n'en est pas à sa première incartade «diplomatique». L'épisode du mystérieux «voyage» des Verts à Doha – annulé à la dernière minute par M. Tahmi et d'autres patriotes – est encore vivace dans les esprits !Nous continuerons à dénoncer l'«Etat» fantoche du Qatar, agent servile de l'impérialo-sionisme et responsable de la destruction de tant de pays frères. Nous n'avons pas besoin d'une publicité qui nous oblige à nous la boucler?! Faut-il rappeler que nous avons été privés de publicité étatique durant une dizaine d'années, sans céder sur nos principes ' Et durant cette longue période, nous avons continué à défendre intensément ce même secteur public qui nousboudait ! Le Soir d'Algérie ne fait pas d'amalgame et continuera à publier les communiqués d'Oreedoo et à couvrir ses activités, par respect pour les abonnés algériens et parce que la téléphonie mobile est un service public.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Le Soir d'Algérie
Source : www.lesoirdalgerie.com