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Le Bonjour du «Soir»



Le Bonjour du «Soir»
Par Maâmar FarahLa mort d'Hervé Gourdel nous hantera longtemps, parce qu'elle a mis fin à toutes nos certitudes sur «le retour de la paix et de la stabilité» et donné raison — malheureusement — aux notes alarmistes des chancelleries étrangères. Mais l'on remarquera que lorsque le terrorisme tue un étranger —français de surcroît — c'est le remue-ménage planétaire (l'ONU secouée), le soutien et la sympathie de l'opposition et des dirigeants algériens, les grands titres de la presse... Et quand ce sont des soldats ou des policiers algériens qui tombent au champ d'honneur, pas un mot, pas une phrase, pas de deuil : rien, si ce n'est le chagrin qui s'abat sur une épouse éplorée, des enfants marqués à vie, un village s'arrêtant subitement de vivre pour reprendre le chemin du cimetière !Nous connaissons tout d'Hervé Gourdel et nous souhaitons de tout notre cœur qu'une falaise ou une grotte de ce Djurdjura qu'il aurait tant aimé fouiller, porte son nom pour dire aux générations futures la barbarie de l'islamisme armé et le sacrifice des amis étrangers. Mais qui connaît les noms de ces trois agents tués à Zemmoura (BBA), leurs hobbies, leurs rêves ' Ils sont partis dans l'indifférence d'un pays qui n'a pas encore compris que la bête immonde ne s'arrêtera jamais tant que les causes qui lui permettent de prospérer ne sont pas rayées : l'intégrisme qui bouffe le corps de la société et la plonge progressivement dans l'absurde, une école polluée par les idées obscurantistes, l'absence de toute activité culturelle moderne basée sur l'ouverture d'esprit, la tolérance, l'amour et la solidarité.A ces trois familles éprouvées, à ce village qui est aussi un hymne à la beauté naturelle, à ses cimes verdoyantes, aux oueds qui chantent au fond de ses vallées, aux hommes debout, à tous les policiers, nos pensées émues et que vive la République !


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