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Le besoin de météo de plus en plus perceptible en Algérie Le temps des BMS



Le besoin de météo de plus en plus perceptible en Algérie Le temps des BMS
Du citoyen lambda qui veut savoir s'il est utile de prendre avec soi le parapluie pour la journée au chef d'une exploitation agricole qui veut anticiper sur une moisson en passant par le chef de chantier, qui s'apprête à doser son béton ou l'automobiliste qui se prépare à prendre la route, tous prêtent attention au bulletin météo de la fin de la journée. Mais d'aucuns pensent que les bulletins météo algériens ne sont pas assez parlants. Les explications quant à un BMS (Bulletin météo spécial) émis laissent toujours sur leur faim ceux à qui ils sont censés être destinés. N'empêche, il faut reconnaitre qu'en la matière, malgré des insuffisances, l'esprit météo progresse. Le besoin de météo n'a jamais été aussi fort en Algérie que ces dernières années. L'utilité de l'acte se mesurant à l'aune des avantages et des bénéfices qu'il procure, la météo est devenue, elle-même, au fil des ans, un produit aussi nécessaire à consommer que l'huile et le sucre. Alors qu'il n'y a pas longtemps, de bons esprits, qui se piquent de religion pure, croyaient bon de mettre en doute des prévisions qu'ils mettaient au compte du diable. Toujours est-il qu'on peut se demander si la météo n'est pas devenue déjà une arme à double tranchant. Dernièrement, un P/APC en détresse du côté du Djurdjura, s'est référé au dernier bulletin météo qui annonçait l'amélioration du climat, pour justifier par anticipation l'inaction ou l'impuissance à faire quoi que ce soit pour dégager les routes bloquées, et faire acheminer les vivres manquant à la population. La seule chose que pouvait faire ce responsable, c'est d'évoquer la lueur d'espoir que fait miroiter la météo'
Mais les BMS se suivent et se ressemblent, ils rappellent un peu ces communiqués militaires émanant autrefois du front et annonçant les prochains raids aériens sur les villes. Faut-il chercher un sous-sol pour se cacher ou au contraire voir comment faire, pour que la vie puisse suivre son cours normal ' À peine un BMS diffusé et voilà que c'est l'école du coin qui se prépare à la fermeture et des foyers qui retiennent leur progéniture, des profs qui renoncent à se rendre à leur travail, etc. La météo donc, sert à dire aux gens qu'il ne faut pas aller travailler, envoyer les enfants à l'école, etc. Le non-dit se résume à ceci : la Nature reprend ses droits, les moyens de l'Homme ou ce qu'on appelle la civilisation ne seront plus au rendez-vous, il est préférable de rester chez soi, de laisser passer l'orage, si l'on veut sauver sa peau. S'il est vrai que depuis des décennies, la saison hivernale s'est refusée à s'implanter sous nos cieux, nous avons hélas fini par acquérir une mentalité d'éternels vacanciers. Même les concessionnaires autos nous vendent des voitures dotées de thermomètres ne comportant pas l'échelle des degrés en dessous de zéro. L'image d'Epinal donne l'Algérie comme un pays de soleil où la neige et la pluie sont inexistantes. Et on chercherait en vain de trouver une institution publique qui, en prévision de précipitations importantes, s'avise de remettre en l'état le réseau d'évacuation des eaux, de préparer un plan de couverture sanitaire, etc. Peut-être que c'est cette fonction sociale implicite dévolue au BMS - donner l'alerte pour permettre aux gens de se terrer chez eux - qui fait que ces bulletins sont pauvres d'explications sur les phénomènes climatiques. On meurt d'envie quand on écoute un BMS touchant à la France ou à la Belgique. Là où l'économie et la culture ont un rôle à jouer dans la vie quotidienne, telle vallée ou telle montagne appelle des explications et des détails. Chez nous il faut bien admettre que les services météo sont mus par le désir de se dégager de la responsabilité, donc il faut bien donner l'alerte.
Du citoyen lambda qui veut savoir s'il est utile de prendre avec soi le parapluie pour la journée au chef d'une exploitation agricole qui veut anticiper sur une moisson en passant par le chef de chantier, qui s'apprête à doser son béton ou l'automobiliste qui se prépare à prendre la route, tous prêtent attention au bulletin météo de la fin de la journée. Mais d'aucuns pensent que les bulletins météo algériens ne sont pas assez parlants. Les explications quant à un BMS (Bulletin météo spécial) émis laissent toujours sur leur faim ceux à qui ils sont censés être destinés. N'empêche, il faut reconnaitre qu'en la matière, malgré des insuffisances, l'esprit météo progresse. Le besoin de météo n'a jamais été aussi fort en Algérie que ces dernières années. L'utilité de l'acte se mesurant à l'aune des avantages et des bénéfices qu'il procure, la météo est devenue, elle-même, au fil des ans, un produit aussi nécessaire à consommer que l'huile et le sucre. Alors qu'il n'y a pas longtemps, de bons esprits, qui se piquent de religion pure, croyaient bon de mettre en doute des prévisions qu'ils mettaient au compte du diable. Toujours est-il qu'on peut se demander si la météo n'est pas devenue déjà une arme à double tranchant. Dernièrement, un P/APC en détresse du côté du Djurdjura, s'est référé au dernier bulletin météo qui annonçait l'amélioration du climat, pour justifier par anticipation l'inaction ou l'impuissance à faire quoi que ce soit pour dégager les routes bloquées, et faire acheminer les vivres manquant à la population. La seule chose que pouvait faire ce responsable, c'est d'évoquer la lueur d'espoir que fait miroiter la météo'
Mais les BMS se suivent et se ressemblent, ils rappellent un peu ces communiqués militaires émanant autrefois du front et annonçant les prochains raids aériens sur les villes. Faut-il chercher un sous-sol pour se cacher ou au contraire voir comment faire, pour que la vie puisse suivre son cours normal ' À peine un BMS diffusé et voilà que c'est l'école du coin qui se prépare à la fermeture et des foyers qui retiennent leur progéniture, des profs qui renoncent à se rendre à leur travail, etc. La météo donc, sert à dire aux gens qu'il ne faut pas aller travailler, envoyer les enfants à l'école, etc. Le non-dit se résume à ceci : la Nature reprend ses droits, les moyens de l'Homme ou ce qu'on appelle la civilisation ne seront plus au rendez-vous, il est préférable de rester chez soi, de laisser passer l'orage, si l'on veut sauver sa peau. S'il est vrai que depuis des décennies, la saison hivernale s'est refusée à s'implanter sous nos cieux, nous avons hélas fini par acquérir une mentalité d'éternels vacanciers. Même les concessionnaires autos nous vendent des voitures dotées de thermomètres ne comportant pas l'échelle des degrés en dessous de zéro. L'image d'Epinal donne l'Algérie comme un pays de soleil où la neige et la pluie sont inexistantes. Et on chercherait en vain de trouver une institution publique qui, en prévision de précipitations importantes, s'avise de remettre en l'état le réseau d'évacuation des eaux, de préparer un plan de couverture sanitaire, etc. Peut-être que c'est cette fonction sociale implicite dévolue au BMS - donner l'alerte pour permettre aux gens de se terrer chez eux - qui fait que ces bulletins sont pauvres d'explications sur les phénomènes climatiques. On meurt d'envie quand on écoute un BMS touchant à la France ou à la Belgique. Là où l'économie et la culture ont un rôle à jouer dans la vie quotidienne, telle vallée ou telle montagne appelle des explications et des détails. Chez nous il faut bien admettre que les services météo sont mus par le désir de se dégager de la responsabilité, donc il faut bien donner l'alerte.
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