
Yannick Deubou Sikoué, qui participe depuis quelques années au festival international de la bande dessinée (FIBDA), évoque avec plaisir cette manifestation avec ses rencontres d'auteurs, ses conférences et ses récompenses. Déterminé et pertinent, il raconte à travers sa collection de fanzines intitulée Ekiéé l'histoire des nationalistes camerounais. Dans cet entretien express, il donne son avis sur la bande dessinée.Le Temps d'Algérie : Quel est votre avis sur cette huitième édition 'Yannick Deubou Sikoué : C'est la quatrième fois que je viens à Alger et c'est une belle édition. J'ai vu le public algérois braver la pluie et s'approprier le festival. Actuellement, cet événement culturel s'inscrit dans les habitudes. Durant la tenue du festival, il y a beaucoup de projets et de rencontres.Que pensez-vous de la bande dessinée algérienne et étrangère'Au fil des années, on a vu émerger des éditeurs, des auteurs comme Z-Link , Dalimen et Manga-DZ et de grosses productions de mangas. Le manga est une habitude de lecture de la BD des jeunes. Il correspond à ce type de narration car il va vite. N'oublions pas que l'on est à l'ère des smartphones et autres technologies. Tout est vitesse, aussi le manga a du succès. Ce qui est merveilleux dans la BD africaine, c'est que l'on retrouve différents types d'histoires, diverses cultures, et chacun le raconte à sa manière. C'est ce qui fait sa richesse. De nos jours, il y a une émergence de la bande dessinée africaine. Parfois, elle est de commande mais en général, elle ne s'exprime pas comme la BD européenne et inversement. Elle puise dans le terreau culturel et se nourrit de la société. On a aussi des auteurs qui recopient des albums japonais avec un regard sur la société. Au Cameroun, il y a des bédéistes mais pas d'éditeurs. Le peu de jeunes éditeurs a choisi de produire des mangas car l'histoire leur ressemble.De quoi traite votre fanzine 'Ekiée est le nom de ma collection. Cela veut exprimer une exclamation agréable qui marque le contentement et la surprise. Par exemple à la vue d'un nouveau-né, les femmes disent «ékiée». Ce fanzine relate l'histoire de nos descendants camerounais qui sont des nationalistes luttant pour l'indépendance. Il est à noter que le nationalisme n'a jamais été au sommet du pouvoir pour défendre le peuple contre la corruption. Entretien réalisé
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kheira Attouche
Source : www.letempsdz.com