Rêves n D'ambitieuses idées existent chez beaucoup de jeunes d'Igli. Mais ils disent qu'ils peinent à les réaliser.Yacine Sanouba est âgé de 37 ans. Il a pris goût au tourisme lors de sa participation au Sitev en 2002 avec une troupe folklorique karbabou. S'inspirant aussi d'un jeune de Taghit qui a retapé à neuf la maison familiale au ksar, il a retapé lui aussi la maison des grands parents pour accueillir des amis comme touristes locaux. En 2004, il a participé pour la seconde fois au Sitev. «L'idée du projet s'est ancrée dans ma tête. J'ai également reçu à la maison d'hôtes, des amis d'Alger et de l'étranger via une association venue de Strasbourg. Mais le partenariat n'a pas marché faute de moyens», se désole-t-il. Voulant continuer à exploiter la maison du grand-père en tant que maison d'hôtes pour se rapprocher de son rêve, Yacine dit «Glawi», continue à attirer les amis de ses amis pour leur faire découvrir son «poulet étouffé» cuit sous le sable et sa soupe sur la braise dans son oasis à la sortie de la ville. On la découvre à notre tour. Sitôt arrivés là-bas, le goutte-à-goutte pour l'irrigation des palmiers et de certains arbres fruitiers et même l'odeur des herbes fines nous interpelle. Un petit paradis où l'on est convié à manger aussi des mets locaux comme Aksass dit en chelhi «Tardounte nabsal» ou «Mdarbel» ou «Mkhalaâ». Il est généralement préparé pour le marié le soir de son mariage accompagné d'un thé ou de lait. C'est à base aussi de «Tadoult noulghamte» (la graisse de chameau) selon Smaïl. Seul à Igli et «sans relation», dit-il, il ne parvient malheureusement pas à réaliser ce nouveau rêve inspiré de sa participation, à deux reprises, au Salon international du tourisme à Alger. Après de vaines tentatives de réussir son projet, ce cuisinier de groupe décide de marquer une pause en 2013 en attendant des jours meilleurs et des décisions de responsables locaux selon lui qui ne voyaient pas au début d'intérêt à son projet, ou peut être pris par d'autres priorités. Son équipe s'est spontanément composée de jeunes musiciens jouant de la musique locale traditionnelle et de femmes pour la préparation du couscous et de plats locaux et bien évidemment mettre le henné aux invitées après leur avoir fait goûter les valeurs du vieux «hammam» traditionnel de la ville. Mais Yacine est aussi un blagueur qui raconte des histoires drôles pour détendre et changer d'ambiance avant de replonger ses hôtes dans son aventure. Ce soir-là, ce cuisinier de groupe nous a préparé du poulet «étouffé» et une «chorba» sur la braise. «C'est du poulet bien épicé qu'on prépare sous la braise et le sable. C'est pour cela qu'on l'appelle étouffé», nous a expliqué Yacine. «J'ai proposé la réalisation d'un camping traditionnel mais cela n'a pas marché. Pourtant mes invités sont passés de 7 à 50 personnes en l'espace de moins de 3 ans. J'attends toujours la réponse des instances concernées. Pourtant je voulais créer de l'emploi et promouvoir le tourisme ici. Je n'ai que des promesses», a-t-il repris.? Ce jeune se dit fier aussi de voir que lui aussi, il a inspiré deux jeunes concurrents de sa localité ayant opté pour le tourisme via l'accueil dans des domiciles avec des moyens de bord mais beaucoup d'idées. «J'ai appris que le tourisme n'exige pas beaucoup de moyens».?
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : S L
Source : www.infosoir.com