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Le baril perd pied



Le baril perd pied
Hormis la séance du mercredi 6 juillet où ils ont clôturé en hausse (83 cents), les cours de l'or noir qui ont perdu plus de 4 dollars (mardi et jeudi) ont même touché leur plus bas depuis 2 mois.Le marché pétrolier a connu une semaine agitée. Hormis la séance du mercredi 6 juillet où ils ont clôturé en hausse (83 cents) les cours de l'or noir qui ont perdu plus de 4 dollars (mardi et jeudi) ont même touché leur plus bas depuis deux mois. Ils se sont à nouveau largement enfoncés sous la barre symbolique des 50 dollars. Un seuil psychologique qu'ils n'arrivent toujours pas à casser. L'économie nationale doit donc attendre des jours meilleurs pour évacuer son «stress». Ce niveau de prix n'est pas fait pour arranger ses affaires. Pour le moment il faut espérer que les décisions prises par les pouvoirs publics pour faire face à la raréfaction des revenus pétroliers soient efficaces. Pour éviter à serrer davantage la vis. La récente forte chute des prix du pétrole n'écarte pas un tel scénario. Comment se présentent donc les choses pour l'Algérie dont le quotidien est lié à celui du niveau du prix du baril, du moins tant que durera son addiction à l'or noir' Comparativement à la mi-janvier on peut, relativement, dire que la situation s'est améliorée. C'est incontestable. Les chiffres tranchent nettement en faveur d'un tel constat. Les prix du pétrole ont grimpé de pas moins de17 dollars à Londres et de près de 16 dollars à New York.Le 15 janvier 2016 le Brent de la mer du Nord affichait 29,66 dollars et le baril de light sweet crude 29,60 dollars. On est cependant encore loin du compte. Loin de ce niveau du prix du baril qui nous permettrait d'envisager un avenir sans nuages. Il va falloir compter encore sur ces sursauts dont le baril détient le secret. Il en a fait une fois de plus la démonstration. L'hémorragie a été en effet stoppée, du moins jusqu'à l'heure où nous mettions sous presse. Hier vers 11h00 à Alger, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre se négociait à 46,73 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres. Soit une hausse de 33 cents par rapport à la clôture de jeudi. Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en août s'échangeait à 45,50 dollars enregistrant ainsi un gain de 36 cents comparativement à la veille. La machine s'est grippée. L'élan du baril s'est brisé. Les craintes d'une surabondance de l'offre, des stocks américains qui ne baissent pas assez, d'une devise américaine qui reprend du poil de la bête par rapport à sa rivale européenne, du feuilleton du Brexit et de la spéculation mettent le marché sous pression. Autant de facteurs, comme des récifs, sur lesquels le baril vient se briser.Du grain à moudre pour les analystes. «Les données hebdomadaires de l'EIA (Energy Information Administration, une antenne du département américain de l'Energie, DoE) ont montré un déclin moins important que prévu de 2,2 millions de barils des stocks américains de brut, tandis qu'une baisse dérisoire des réserves d'essence a ravivé des inquiétudes déjà existantes concernant une surabondance (d'offre) cet été», soulignaient les analystes de JBC Energy. «Les flux dirigés par les investisseurs (spéculatifs) ont été le principal moteur des prix du pétrole cette semaine alors que le Brent et le WTI ont fluctué au gré de la perception des investisseurs concernant les perspectives pour l'économie mondiale dans le sillage du Brexit», notaient de leur côté Abhishek Deshpande et Michael Liu, analystes chez Natixis. «Un ensemble de facteurs expliquent cette chute des prix: le renforcement du dollar, la hausse de l'aversion au risque en raison de la saga Brexit qui se poursuit et pour couronner le tout, il y a aussi les aspects fondamentaux relatifs à l'offre et à la demande à considérer» indique, quant à lui, Fawad Razaqzada, analyste chez City qui a par ailleurs mis en exergue le rôle joué par les investisseurs spéculatifs... la semaine dernière, suite au vote en faveur du Brexit. Le moral reste toutefois au beau fixe. «Les perspectives d'évolution des cours du brut, ne devraient guère s'éloigner du seuil des 50 dollars le baril» ont affirmé les experts du second groupe bancaire allemand Commerzbank.
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