Alger - A la une

Le baril à l'assaut des 50 dollars



Le temps est à l'optimismeLes turbulences au Nigeria, les incendies au Canada, mais surtout le déclin annoncé de la production américaine de pétrole de schiste ont soufflé du bon côté pour qu'il puisse appareiller toutes voiles dehors.Les vents ont-ils favorablement tourné pour l'or noir' Cela donne, apparemment, l'impression d'être le cas. Même si l'on n'est pas à l'abri d'une panne, les conditions semblent réunies pour qu'il n'y ait pas de marche arrière brutale. Les turbulences au Nigeria, les incendies au Canada, mais surtout le déclin annoncé de la production américaine de pétrole de schiste ont soufflé du bon côté pour que le baril puisse appareiller toutes voiles dehors. Hier, en début de séance, vers 10h00 à Alger le Brent montait à 48,90 dollars, une heure plus tard ce fut au tour du WTI de se hisser à 47,19 dollars. Leurs plus hauts niveaux depuis le mois de novembre 2015. Un peu plus tard, aux environs de 11h30, après une légère correction, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet valait 48,76 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 93 cents par rapport à la clôture de vendredi. Autour de 14h10 heure algérienne, le cours du baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en juin gagnait 1,23 dollar pour se négocier à 47,44 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).Un niveau qu'on n'avait plus vu depuis six mois indique-t-on. Hormis les facteurs cités plus haut qui ont contribué à ce nouveau rebond, le marché a tenu compte du dernier rapport mensuel de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole publié la semaine dernière. Que disait-il' «En dehors des Etats-Unis, il y a des signes réguliers d'une diminution de la production hors Opep, ce qui devrait sans doute retourner le marché pétrolier et le placer en situation de déficit net en 2017», font remarquer les experts de l'Opep. Une prévision renforcée par le département américain de l'Energie (DoE) et l'Agence internationale de l'énergie (AIE), optimistes quant à un rééquilibrage du marché d'ici la fin de l'année. Le petit coup de pouce est venu du billet vert. Une sorte de cerise sur le gâteau. Les experts ont en fait le constat. Chacun son analyse avec des convergences notoires.«Le dollar est en petite baisse, cela aide toujours, et plus généralement, nous sommes dans un marché haussier, où on s'inquiète pour l'inquiétude depuis pas mal de temps avec une série d'incidents dans des pays producteurs, en particulier ces derniers temps le Canada et le Nigeria», a déclaré Mike Dragosits, chez TD Securities. «Plus généralement, les investisseurs sont en train de réévaluer la situation de surproduction qui plombe les cours depuis deux ans», a-t-il ajouté. «Les prix du pétrole bénéficiaient lundi(hier, Ndlr) notamment de perturbations dans la production au Nigeria et d'un regain d'optimisme sur la demande», relevait Brenda Kelly, analyste chez London Capital Gr.«Le retour rapide de l'Iran sur le marché était désormais pleinement intégré par le marché, qui du coup devenait plus réactif à des événements plus ponctuels comme les récents incendies dans la région des sables bitumineux canadiens, ou les incidents à répétition dans la région du golfe de Guinée», faisaient remarquer les analystes de Barclays. «Ces perturbations imprévues viennent amortir l'effet de la reprise rapide des exportations iraniennes», soulignaient-ils. Si l'on ajoute à cette conjoncture le déclin de la production américaine qui théoriquement, devrait se poursuivre (le nombre de puits en activité aux Etats-Unis étant désormais inférieur de 80% à ce qu'il était fin 2014 selon le dernier décompte annoncé vendredi dernier), on peut dire que très probablement les cours du pétrole ont fini de broyer du noir.Le baril peut partir à l'assaut des 50 dollars...


Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)