Le ministre des Moudjahidine et des Ayants droit estime que la consécration du 8 Mai 1945 comme Journée nationale de la mémoire constitue une «protection pour la mémoire du peuple algérien en cette phase historique importante».M. Kebci - Alger (Le Soir) - Présentant, hier lundi, le projet de loi portant institution du 8 Mai 1945 Journée nationale de la mémoire par-devant les membres du Conseil de la Nation, le ministre a soutenu que la Mémoire nationale constitue l'une des préoccupations majeures de l'Algérie nouvelle, projet cher au président de la République, et que «nous ne négligerons jamais dans notre politique étrangère». D'où la consécration du 8 Mai 1945 Journée nationale de la mémoire, en hommage aux martyrs de ces massacres, «avec organisation de diverses activités nationales et locales et au sein de notre large diaspora, avec comme objectif de consolider les liens de la Nation avec son histoire».
Tayeb Zitouni a affirmé, par ailleurs, que cette journée sera commémorée chaque année comme toutes les fêtes nationales à travers de nombreuses festivités.
Ledit texte, qui devra être soumis, ce mardi dans l'après-midi, aux membres de la Chambre haute du Parlement, dans une séance de vote, n'a pas suscité beaucoup d'intérêt auprès des sénateurs qui n'étaient pas nombreux à intervenir, puisqu'ils étaient à peine une dizaine à prendre la parole et les débats ont été pliés peu avant la mi-journée. Un texte déjà approuvé par les membres de l'Assemblée populaire nationale le 23 juin écoulé, non sans avoir, au préalable, émis des réserves concernant le fameux projet de loi portant criminalisation du colonialisme, toujours prisonnier des tiroirs du bureau de la Chambre basse du Parlement.
Une levée de boucliers vite estompée après l'intervention du ministre des Moudjahidine et des Ayants droit qui avait, pour rappel, répliqué dans ce qui semble être une «mise au point» à l'endroit des députés ainsi sommés de cesser de jouer au leadership dans la revendication liée à ce projet de loi criminalisant le colonialisme, affirmant que ce projet «n'est pas seulement une revendication parlementaire mais aussi populaire». Ce pourquoi il avait estimé nécessaire d'«associer les historiens» à l'effet, selon lui, de «relancer d'autres dossiers», sans s'aventurer à fixer une quelconque échéance à cette perspective de présentation dudit texte. Ce que, d'ailleurs, le président de l'APN, Slimane Chenine, a également soutenu, estimant, dans une courte allocution à l'issue de cette adoption, que cette revendication était «celle du peuple et pas seulement celle des parlementaires», ajoutant que la consécration du 8 Mai 1945 Journée nationale de la mémoire «concernait tous les Algériens».
M. K.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed Kebci
Source : www.lesoirdalgerie.com