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Le 24 février du gaz de schiste



Le 24 février du gaz de schiste
En insistant, hier, à Arzew, sur la préservation de l'unité et la souveraineté nationales, le Premier ministre, Abdelamalek Sellal, a implicitement traduit l'ambiance dans laquelle a été commémorée la journée du 24 février 1971 qui a été pourtant, avec la nationalisation des hydrocarbures, un grand moment d'unité et un grand acte de souveraineté.Quarante-quatre ans après, en 2015, officiels et opposition se sont tournés le dos, dans des célébrations organisées chacun à part et dans des sens contraires. La question de l'exploitation du gaz de schiste en Algérie a tellement marqué l'actualité que l'on a failli oublier que le 24 février était également l'anniversaire de la création en 1956 de l'UGTA. A Alger, la présence policière, qui ne se limitait qu'à baliser le passage des grands défilés de travailleurs à une époque, témoigne, cette fois, de l'ambiance tendue qui a dominé, hier, la célébration du 24 février. L'opinion publique algérienne retiendra du discours d'Abdelamalek Sellal l'affirmation qu'il n'y a pas d'exploitation de gaz de schiste et que c'est aux générations futures à en décider et à y aller si elles le désiraient. Cela va-t-il rassurer la population d'In Salah dont l'inquiétude est restée intacte malgré les explications d'experts algériens et étrangers qui, il faut le reconnaître, ont manqué de cohérence et parfois n'ont fait qu'ajouter une confusion de nature à embrouiller le problème. Entre ceux qui disent «pas de danger», ceux qui s'avancent à admettre qu'«il n'y a pas danger, à condition de...» et les opposants au gaz de schiste qui alarment sur les risques, il y a de quoi demander un moratoire, le temps que les experts s'accordent sur un minimum. La journée du 24 février a été malheureusement endeuillée par le dramatique accident qui s'est produit dans l'après-midi à Aokas, à 20 km à l'est de Béjaïa, sur la route de Sétif après le décrochage de deux grands rochers du sommet de la montagne qui sont tombés sur des véhicules, entraînant la mort de six personnes et une vingtaine de blessés, selon un premier bilan.


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