Photo : S. Zoheir
Par Youcef Salami
Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a confié à l'ex-Premier ministre Jean-Pierre Raffarin une mission sur l'Algérie. Raffarin a été ainsi reconduit dans ses fonctions. Le dossier Algérie, Jean-Pierre Raffarin le connaît pour en avoir discuté avec ses homologues algériens à plusieurs reprises, au temps de Sarkozy. Il en était l'envoyé spécial, effectuant une série de visite de travail à Alger. Raffarin a eu à aborder avec le ministre de l'Industrie, de la PME et de la Promotion de l'investissement, Mohamed Benmeradi, des dossiers qualifiés d'importants, à commencer par ceux de Renault, Total et Sanofi. Au plan théorique, responsables algériens et français disent qu'ils ont fait avancer les discussions autour de ces questions. D'évidence, l'accélération des négociations, c'est le souhait du gouvernement algérien. C'est également celui des autorités françaises, soulignait Jean-Pierre Raffarin, lors de sa dernière visite effectuée en Algérie. Raffarin souhaitait, par exemple, que Renault puisse participer à la structuration d'une filière automobile «significative en Algérie». Que d'ambitions ' Le constructeur automobile hexagonal semble, lui, temporiser. Beaucoup de choses ont été dites et écrites autour de ce sujet. Optimiste, Mohamed Benmeradi affirmait, il y a quelques mois, que même le site où Renault allait s'installer a été identifié et qu'il y a des entreprises algériennes qui sont en mesure de s'intégrer dans le projet en question. Le ministre faisait allusion à la sous-traitance, un segment que les sociétés locales ne maîtrisent pas encore. Le constructeur français avait identifié quatre ou cinq sous-traitants susceptibles d'intégrer tout de suite le projet, dans l'hypothèse où la production de véhicules commencerait. Indépendamment de Renault, le ministre de l'Industrie, de la PME et de la Promotion de l'investissement, veut voir évoluer une coopération et un partenariat dans un cadre plus globale et plus large, inscrit dans la durée. Il estime que les relations de partenariat entre entreprises algériennes et françaises sont projetées dans le long terme. Elles se donnent pour objectif de mettre en avant une dynamique entre les acteurs économiques des deux pays, tout en respectant la souveraineté de l'Algérie et ses règles. Il faut dire que la nouvelle législation algérienne, mise en place en 2009, comportait des questions qui fâchaient dans les discussions entre Français et Algériens. Que les deux parties disent que les règles adoptées par l'Algérie dans le cadre de la loi de finances complémentaire 2009 ne constituent plus un obstacle à l'investissement étranger, cela ne changeait pas grand-chose à la frilosité dont faisait montre la partie française. Les choses ont toutefois évolué et les sociétés hexagonales ont commencé à s'y adapter. Reste à savoir cependant si la mission dont s'est investi Jean-Pierre Raffarin fera que le dossier Renault aboutisse, que le volume des investissements des entreprises françaises en Algérie augmente davantage et que les échanges commerciaux s'équilibrent.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Y S
Source : www.latribune-online.com