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Lanceurs d'alerte



Lanceurs d'alerte
Les whistle-blowers ou «lanceurs d'alerte». Les personnes qui dénoncent des pratiques de corruption au sein d'une organisation, d'une institution, d'une unité administrative ou d'une entreprise sont appelées des «whistle-blowers» (dénonciateurs).De qui s'agit-il ' Le lanceur d'alerte se définit comme «toute personne qui a connaissance de manquements graves à la loi ou aux règlements, ou de faits porteurs de risques graves». Il a «le droit de communiquer, dans l'intérêt général, les renseignements qui y sont relatifs», notamment quand «ce lanceur d'alerte agit de bonne foi, sans espoir d'avantage propre ni volonté de nuire à autrui». L'alerte pourra être donnée au sein de l'entreprise ou de l'administration concernée, ou auprès d'interlocuteurs externes (justice, ordres professionnels, associations”?), voire être rendue publique en l'absence de réaction ou en cas d'urgence. La responsabilité pénale du lanceur d'alerte de bonne foi ne pourra être engagée s'il divulgue des informations couvertes par le secret — hors secret de la Défense nationale, secret médical ou secret entre l'avocat et son client. Si, en Algérie, on continue de leur faire subir toutes sortes de représailles, dans d'autres pays en voie de développement qui ont choisi le changement démocratique (Liban, Nigeria et Tunisie par exemple, voir articles ci-dessous), des mesures sont prises pour les protéger, les encourager et même les rémunérer. L'acte dénoncé doit se référer à une pratique illicite, c'est-à-dire à un délit puni par le code pénal. Même si les dénonciateurs sont souvent accusés d'être des employés déloyaux, ils jouent un rôle important dans la détection des cas de corruption, car contrairement à d'autres délits, il n'y a pas de victimes directes qui pourraient porter plainte.En Algérie — malheureusement trop souvent —, ils peuvent soit perdre leur travail — ce qui n'est pas le plus embêtant — soit tomber entre les mains des services de sécurité. Concrètement, cela signifie : convocation, mise sous mandat de dépôt, intimidation de toutes sortes jusqu'à présentation devant le juge ou le procureur. Résultats : licenciements, emprisonnements harcèlements policiers, administratifs et judiciaires, etc.Le pouvoir et ses démembrements, notamment dans les wilayas les plus reculées, s'en prennent systématiquement à ceux qui osent exprimer un point de vue différent du leur, à ceux qui ont le courage de rendre publiques toutes sortes de revendications sociales ou économiques, voire culturelles et identitaires. D'ailleurs, prenons l'exemple des dénonciateurs de la corruption : les représailles à leur encontre sont quasi systématiques. Et la situation se complique lorsque les activistes ou même les journalistes sont situés à l'intérieur du pays, loin d'Alger et d'une médiatisation immédiate. Les militants associatifs, les journalistes et même la classe politique d'opposition sont complètement isolés : ce qui se passe à l'intérieur du pays est effrayant. Mais toute cette répression ne dissuade pas ces citoyens de plus en plus convaincus que le changement est en cours.
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