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Lamiri défend l'intégration contre les "maghrébo-sceptiques"



Lamiri défend l'intégration contre les
Maghreb + (association maghrébine de promotion des relations économiques et financières) a organisé ce mardi 24 avril 2012 à Alger, un colloque sur la construction du Grand Maghreb. Le PDG de l'INSIM, Abdelhak Lamiri a ouvert l'évènement en affirmant avec force que l'intégration maghrébine comporte « énormément » d'avantages et « très peu » d'inconvénients. Argument à l'appui il a démonté les affirmations des "maghrebo-sceptiques" qui sont plus nombreux en Algérie qu'ailleurs...
Le PDG de l'Institut international supérieur de management a relevé, en se référant à des études réalisées par des organismes internationaux, que le non-Maghreb coute 2 % de PIB de moins en termes de croissance aux économies des pays de la région. Les échanges intermaghrébins représentent 3 % seulement de leurs échanges globaux avec le reste du monde. En comparaison, les échanges commerciaux entre les pays membres de l'UE et de la CEDEAO (communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest) sont estimés respectivement à 50 % et 11 %. L'intégration maghrébine pourrait, en outre, favoriser la création de 500 000 emplois directs et 1.5 millions d'autres indirects. Les avantages de l'intégration ne s'arrêtent pas là. Les entreprises maghrébines seront plus compétitives quand elles auront à produire pour un marché de 100 millions d'habitants. Ce marché de 100 millions d'habitants, ajoute l'économiste, sera aussi plus attractif pour les IDE. Lamiri estime qu'on peut commencer par se fixer un objectif de 20 % d'échanges intermaghrébins. Dans ce cas de figure, selon les calculs de l'économiste, l'Algérie pourrait porter sa croissance hors hydrocarbures à 7.5% au lieu des 5 % actuellement. Il souligne que ce taux de 5 % n'a rien de satisfaisant puisqu'il s'agit en réalité de croissance « extensive ». Abdelhak Lamiri relève que pour générer 1 dollar de production sur le marché algérien il faut investir 4 dollars. « Une croissance qui coute trop cher et qui détruit des richesses » alors qu'en Chine, un dollar investi peut générer 3,5 dollars de production.
Complémentarité ' Assurément...!
Les économies des pays de la région Maghreb sont-elles réellement complémentaires puisque de manière générale, on exporte des matières premières pour importer des produits industriels et technologiques ' Lamiri répondra que la complémentarité existe. Le Maroc, à titre d'exemple, a tout intérêt à acheter son pétrole d'Algérie au lieu de le commander à l'Arabie saoudite. L'Algérie pour sa part aura fort à gagner en important les produits agricoles marocains au lieu de s'approvisionner en Espagne. « L'Algérie pourrait tirer profit de l'expertise de ses voisins dans les secteurs de l'agriculteur et du tourisme. », souligne-t-il. Les problèmes politiques mis à part, les pays du Maghreb peuvent construire leur intégration économique autour du développement de la technologie et du savoir-faire. Lamiri suggère aux Etats de la région de créer des centres communs de recherche et développement et de mettre en place des réseaux d'échanges universitaires. « Le développement économique est basé sur l'intelligence humaine », dit-il. Illustration : dans deux ans l'Algérie aura aura consommé 500 milliards de dollars dans la réalisation d'infrastructures en tout genre, mais sans plus. « On a eu quelques infrastructures mais le développement n'est toujours pas là », a-t-il conclu.
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