
Sous l'effet de la baisse drastique des prix du pétrole et de la persistance de la récession dans le secteur des hydrocarbures, en dépit de l'effort d'investissements dans ce secteur, la vulnérabilité de l'économie algérienne au choc externe s'est accentuée à partir du second semestre 2014. En dépit de la récession dans ce secteur, l'année 2014 a enregistré un raffermissement de l'activité économique, avec un taux de croissance de 3,8% contre 2,8% en 2013, en situation de performance hors hydrocarbures amoindrie.C'est ce qui ressort du rapport annuel de la Banque d'Algérie (BA) pour l'exercice 2014. La croissance réelle du produit intérieur brut hors hydrocarbures est évaluée à 5,6% en 2014, en recul de 1,5 point de pourcentage par rapport à la bonne performance des années 2012 et 2013 (7,1%). Pour résorber durablement le chômage, notamment celui des jeunes, l'économie algérienne doit atteindre son potentiel de croissance, estime la banque des banques."Dans la nouvelle conjoncture de choc externe, il est nécessaire de bâtir une économie nationale de production industrielle, agricole et de services productifs, à travers une absorption efficace des épargnes financières accumulées par les agents économiques du pays, pour asseoir un développement inclusif, générateur d'emplois, ancré sur le véritable potentiel de croissance des secteurs hors hydrocarbures", suggèrent les rédacteurs du rapport.Le rôle des dépenses publiques d'investissement, comme stimulant de l'activité économique devra être,relèvent-ils, modulé en fonction du niveau de leur contribution à ce potentiel de croissance.En conséquence, contrairement à l'année 2009 où l'accumulation des réserves officielles de change s'est amenuisée, le choc externe de l'année sous revue s'est traduit en dernier ressort par une "contraction des réserves officielles de change". La vulnérabilité de la balance des paiements vis-à-vis du trend haussier des importations des biens et services en situation de contraction des exportations d'hydrocarbures en volume se trouverait accentuée si la chute des prix des hydrocarbures venait à perdurer. "Avec une telle éventualité, la poursuite d'une gestion prudente des réserves officielles de change par la Banque d'Algérie, mettant en avant la sécurité des investissements tout en réalisant un rendement raisonnable, prend une importance particulière", avertissent les experts de la BA.Le fait saillant en matière de finances publiques en 2014, année où le prix moyen du baril était de près de 100 dollars, est l'"important prélèvement sur le Fonds de régulation des recettes pour financer le déficit budgétaire qui s'est établi à 7,3% du PIB en 2014 (0,4% en 2013)",indique le rapport.L'évolution de la fiscalité pétrolière en lien avec celle du prix du baril de pétrole au cours du second semestre 2014 et au-delà, la structure des recettes fiscales hors hydrocarbures, le profil et le poids de la dépense publique constituent des éléments déterminants de la vulnérabilité desfinances publiques et "militent en faveur d'ajustements budgétaires pour assurer la viabilité à moyen terme de la position financière de l'Etat", souligne la BA.B. K.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Badreddine KHRIS
Source : www.liberte-algerie.com