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«La voie est ouverte à tous les dérapages graves»



Le Rassemblement pour la culture et la démocratie estime que «l'impasse politique de la façade civile imposée par les tenants du système peut ouvrir la voie à tous les dérapages graves».M. Kebci - Alger (Le Soir) - Dans une déclaration sanctionnant les travaux de la sixième session de son conseil national, le RCD affirme que «quand une équipe gouvernementale ne mesure pas la portée d'endosser l'interdiction d'une réunion d'un parti légal dont les militants siègent au Parlement et dirigent de nombreuses assemblées élues, les interrogations sont légitimes». Et d'estimer que «l'histoire nous révélera, bientôt, au miracle de quelle sauce des journalistes deviennent des khbardjia et d'authentiques patriotes sont transformés en parias de la nouvelle Algérie ».
Pour le parti que préside Mohcine Belabbas, le mouvement populaire du 22 février 2019 «n'est pas une demande de réformes puisque mettant au centre l'accomplissement de la révolution démocratique avec une charge sociale et de justice qui font écho au contenu de la révolution libératrice de Novembre et de la Soummam». Il considère, à ce titre, que «seul un processus constituant conduit par le biais d'instances issues d'un large consensus est à même de jeter les bases de la construction de l'Etat démocratique revendiqué et tant espéré».
Cependant, poursuit le RCD, «l'avènement d'un tel consensus ou compromis démocratique suppose, au préalable, l'exercice effectif de toutes les libertés individuelles et collectives dont le droit de réunion, de rassemblement et de manifestions».
Le conseil national du RCD estime que la politique qui consiste à «reclientéliser des acteurs du passé et à recruter de nouveaux clients issus des mêmes matrices et marginalisés à la fin du règne de Bouteflika est vouée à l'échec» car «portant les germes de l'aggravation de la corruption» considérant que «la répression et l'instauration d'un état d'urgence contre toutes les libertés sont le signe que cette politique ne peut être menée sans l'instrumentalisation des services de sécurité et de la justice pour faire taire toute voix discordante en semant la peur et la terreur».
Pour le RCD, l'interdiction de son conseil national et la demande de levée de l'immunité parlementaire de son président sont «l'illustration parfaite de cette stratégie du pire» puisqu'il s'agit dans cette opération de «neutraliser le RCD pour ouvrir la voie à une hypothétique reconfiguration autoritaire de la scène nationale».
Le parti qui se dit destinataire de «nombreuses marques de solidarité, décide de laisser ouverte la présente session de sa direction et appelle à l'unité et à la mobilisation dans l'action pacifique pour ouvrir la voie à la reprise du Hirak dans la perspective de la construction du rapport de force en faveur de la transition démocratique».
M. K.
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