
La tripartite se tiendra dimanche prochain. Des décisions importantes seront prises pour dynamiser le secteur de la production nationale. Mais le secrétaire général de l'Union générale des travailleurs algériens (Ugta) tient à rappeler que cette tripartite se penchera, bien sûr, sur les problèmes qui entravent le développement du secteur industriel, mais qu'elle sera également sociale, avec l'article 87 bis au menu. Autre décision attendue, l'intervention du fonds national d'investissement dans le financement des projets du secteur privé. Ces deux décisions auront un impact rapide et immédiat sur les finances publiques et sur le développement du secteur industriel. Cet impact aura pour effet de générer une nouvelle inflation et une augmentation des investissements et par conséquent des importations. Dans les deux cas les bourses des entreprises seront mises à mal.L'absence de débat sur le rôle de la Bourse d'Alger dans le financement du secteur privé pose toujours problème pour les économistes. Pourquoi l'avoir créée si elle reste en jachère ' L'absence de volonté des investisseurs privés de voir leurs comptes décortiqués et d'être plus transparents dans leur gestion, ne peut expliquer cette peur panique de voir des associés demander des comptes. L'entreprise algérienne reste de type familial et n'entend pas changer de statut. La Bourse d'Alger patientera jusqu'à ce que les politiques se décident enfin de mettre une partie du capital des entreprises publiques aux enchères boursières. Des promesses, en ce sens, sont faites de manières régulières sans que les annonces se concrétisent.L'aspect social prime sur l'efficacité et le bon sens économique. On augmente les salaires pour le plus grand bien des travailleurs. On exonère et on réduit les charges pour le plus grand bien des patrons. Tout cela se fait avec l'accord de toute la société. Une société qui ne peut réfléchir collectivement sur le tarissement des revenus des hydrocarbures et qui ne considère pas la Sonatrach comme une entreprise à part entière, mais comme la «vache nourricière» que tout le monde veut traire. Il serait temps que la Sonatrach retrouve son rôle d'entreprise et cesse d'être l'entité qui permet toutes les extravagances. A. E.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Amine Echikr
Source : www.latribune-online.com