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«La Tunisie a besoin de l'UMA» Moncef Marzouki à Alger



«La Tunisie a besoin de l'UMA» Moncef Marzouki à Alger
Le président tunisien a réitéré son attachement à la réactivation de l'UMA en 'uvrant à l'instauration de droits citoyens tels que la libre circulation des personnes et des biens.
L e président tunisien, Moncef Marzouki, repart de sa tournée maghrébine avec «l'engagement» de la tenue d'un sommet de l'Union du Maghreb arabe (UMA) avant la fin de l'année en cours. «J'ai reçu l'accord de principe des dirigeants des pays du Maghreb, les présidents Abdelaziz Bouteflika et Mohamed Ould Abdelaziz, du roi Mohammed VI, ainsi que de Moustapha Abdeljalil pour la tenue d'un sommet maghrébin. Il se déroulera probablement en Tunisie, à une date qui reste à fixer», s'est réjoui M. Marzouki lors d'une conférence de presse organisée dans la soirée de dimanche.
Le président tunisien, lors d'une visite à Alger qui a pris fin hier, a réitéré son attachement à la réactivation de cette entité en 'uvrant pour l'instauration de droits citoyens tels que la libre circulation des personnes et des biens, le droit à l'emploi et à l'investissement ou encore la participation aux élections locales. «L'ouverture des frontières maghrébines ainsi que l'instauration d'un espace de libre-échange est un besoin dont la Tunisie ne se cache pas. L'économie de notre pays traverse une période difficile et ces ouvertures permettraient son développement», reconnaît-il. Toutefois, M. Marzouki n'occulte pas la question sahraouie : «C'est une question lourde et épineuse, difficile et douloureuse sur le plan humain.» L'UMA, une fois relancée, pourrait créer de «nouvelles mentalités et, par la même, le climat et les canaux de communication propices au règlement de ce conflit».
Concernant les relations algéro-tunisiennes, le président Marzouki rappelle que de nombreux accords ont été signés dans divers domaines entre les deux pays. «Toutefois, faute de volonté politique, essentiellement du côté tunisien, ces accords sont restés des v'ux pieux. Aujourd'hui, il est impératif de les appliquer, de les faire fonctionner et de les multiplier», affirme-t-il. Et de citer notamment le raccordement des réseaux routiers et de chemin de fer, des réseaux électriques ou encore le développement conjoint des zones frontalières. Sur le plan régional, concernant la Syrie, le président Marzouki a affirmé qu'il avait constaté un «accord parfait» au cours de ses discussions avec le président Bouteflika. Ce dernier a «beaucoup de compassion envers le peuple syrien et souffre de ce qui se passe dans ce pays».
Commentant l'expulsion de l'ambassadeur syrien à Tunis, M. Marzouki précisera qu'il était «le représentant d'un régime qui a perdu sa légitimité». «Le premier rôle d'un Etat, d'un gouvernement, n'est pas l'emploi ou autre. C'est avant tout la protection des citoyens. Et le régime syrien a échoué», a-t-il ajouté.
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