Invité à s'exprimer au sujet de la situation sécuritaire aux frontières algéro-tunisiennes, le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, Dahou Ould Kablia, a indiqué que la situation sécuritaire à la frontière algéro-tunisienne est «stable».
Le ministre a affirmé l'existence d'une coordination et d'un échange d'informations entre les deux pays, dans ce domaine. En effet, dans une déclaration à la presse en marge de l'inauguration de la 46e Foire internationale d'Alger, le ministre a précisé qu'il a été convenu avec les hauts responsables de la sécurité tunisienne lors de leurs dernières visites en Algérie, «de procéder à un échange d'informations et de surveiller conjointement" la frontière entre les deux pays. Les déclarations sereines de Dahou Ould Kablia interviennent au moment où la situation sécuritaire en Tunisie demeure toujours préoccupante. Les forces armées tunisiennes continuent de traquer les groupes terroristes dans plusieurs régions du pays. Les autorités tunisiennes ont sollicité l'aide de l'Algérie pour le déminage des accès menant vers les fiefs des groupes terroristes lié à Al-Qaïda. La chasse des individus armés qui activent dans les rangs de la katiba Okba Bin Nafi sur le mont Chambi à Kasserine ne semble pas se terminer de sitôt. Le relief abrupt et l'expérience des jihadistes récalcitrants qui y combattent, vétérans de la rébellion au Mali pour un bon nombre, sont loin d'être une sinécure pour l'armée tunisienne qui poursuit son action anti-terroriste. D'énormes difficultés sont rencontrées sur le terrain, complètement sapé. «Les opérations se poursuivent dans la région de Djebel Chambi, non loin des frontières algériennes. Elles ne sont pas encore terminées et peuvent même s'inscrire dans la durée, compte tenu de l'insuffisance de moyens chez nos troupes auxquelles l'expérience fait également défaut. Nous comptons beaucoup sur l'expérience algérienne pour nous en tirer», a déclaré, un journaliste basé à Tunis et qui requiert l'anonymat. Les spécialistes algériens auront à se lancer dans des actions visant à l'élimination des mines terrestres dans la région. La détection de ces mines, puis leur enlèvement requièrent de l'expérience et des moyens, ce qui ne fait pas défaut aux artificiers algériens qui y excellent pleinement. La demande d'assistance technique s'est imposée d'elle-même, pour éviter le pire aux troupes qui ont enregistré depuis fin avril 16 blessés par des mines artisanales, dont des militaires et des gendarmes. Il y a 24 heures, des renforts militaires ont été également dépêchés dans la région d'El-Kef où des groupes armés islamistes ont été signalés.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M R
Source : www.lnr-dz.com