Finalement, pas de séance plénière, ce jeudi, de l'APN (Assemblée populaire nationale) initialement consacrée à des questions orales de députés à l'endroit de membres du gouvernement.M. Kebci - Alger (Le Soir) - Sous la pression de la Toile et de l'opposition parlementaire, le bureau de la Chambre basse du Parlement a été contraint d'ajourner une séance plénière de l'Assemblée, prévue pour ce jeudi et consacrée à des questions orales de députés à l'endroit de membres de l'exécutif.
Une Assemblée qui a «chômé» depuis, notamment l'installation du nouveau gouvernement, au tout début du mois d'avril courant. Un exécutif formé au forceps après près de 20 jours de «gestation» par le Premier ministre Noureddine Bédoui et tant décrié par le mouvement populaire du 22 février dernier qui réclame tout simplement son départ pour incarner aux yeux des millions d'Algériens un «héritage», voire un «cadeau empoisonné» de l'ex-président de la République, poussé à la démission par la même dynamique citoyenne.
Et la programmation de cette séance plénière de l'APN par son président et lors de laquelle pas moins de huit membres de l'exécutif étaient prévus pour répondre à 24 questions de parlementaires du duo du pouvoir FLN-RND tant décrié, est perçue par la rue et l'opposition parlementaire comme une «provocation» à l'endroit des millions d'Algériens qui réclament sa tête et celles de ses semblables parmi les symboles du régime Bouteflika. Plus que cela, ils y décèlent une tentative de l'instance parlementaire de «voler au secours» d'un gouvernement décrié et dont les membres éprouvent les pires difficultés à accomplir comme il se doit leurs visites d'inspection dans les wilayas du pays, certains les ayant écourtées quand d'autres y ont tout simplement renoncé devant la furie des citoyens.
Une «entrave à l'action des institutions et d'empêchement des responsables d'accomplir leurs missions» que le général de Corps d'armée, Ahmed Gaïd-Salah, vice-ministre de la Défense nationale, chef d'état-major de l'Armée nationale populaire (ANP) désapprouve.
«Des comportements contraires aux lois de la République que ne peut accepter le peuple algérien jaloux des institutions de son pays et que ne peut tolérer l'Armée nationale populaire, qui s'est engagée à accompagner ces institutions conformément à la Constitution», a-t-il averti lors de sa visite, mardi dernier, à la Première région militaire.
Ceci non sans appeler les Algériens à «ne pas tomber dans le piège de la généralisation et de se garder de faire des préjugés concernant l'intégrité et le dévouement des cadres de l'Etat, qui comptent parmi eux beaucoup de cadres honnêtes, intègres et loyaux, qui veillent à garantir la continuité des institutions de l'Etat et assurer le bon fonctionnement des affaires publiques au service de la nation et des intérêts des citoyens».
M. K.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed Kebci
Source : www.lesoirdalgerie.com