Les partis politiques ont baissé le rideau durant ce mois sacré du Ramadhan en attendant que le chef de l'Etat s'exprime.C'est toujours la platitude. La scène politique est frappée par un gel sans précédent. L'activité politique est devenue presque rare durant ce mois sacré. Pour la seconde fois, ce week-end n'a pas été mouvementé. Aucun parti ne s'est exprimé. Le retour du président de la République au pays, après une longue convalescence, n'a pas motivé les partis.
Hormis le Mouvement de la société pour la paix et le Front de l'Algérie nouvelle, les autres partis ont complètement déserté la scène. Les observateurs de la scène politique s'attendaient à une reprise de la vie politique avec le retour du chef de l'Etat et un débat riche sur les prochaines échéances, mais en vain. Les partis n'ont pas bougé le petit doigt.
A croire que le pays ne s'apprête pas à une élection présidentielle dans quelques mois. Alors que dans les pays occidentaux c'est le branle-bas de combat à une année de la présidentielle, en Algérie c'est le calme plat. Les partis politiques ont baissé le rideau durant ce mois sacré de Ramadhan en attendant que le chef de l'Etat s'exprime. Même les partis de la coalition ne se sont plus manifestés. Le parti majoritaire du FLN s'enfonce dans la crise.
Miné par des clans, le vieux parti n'arrive pas à en finir avec son malaise pour passer à une autre étape et préparer la présidentielle de 2014. La crise a atteint même le bureau politique. Le coordinateur national, Abderahmane Belayat, est vivement contesté de l'intérieur du bureau politique. Idem pour le RND.
Le Rassemblement national démocratique n'a pas tourné la page de la crise. Son secrétaire général par intérim est vivement contesté par les redresseurs. Ainsi, les deux partis qui menaient des campagnes tambour battant sont sérieusement rattrapés, voire pris par les affaires internes. Qu'ils soient de la coalition ou de l'opposition, les partis sont tous mis au mode de veille. Même ceux qui appellent à l'application de l'article 88 de la Constitution observent le silence. Le clan des démocrates a disparu.
Contrairement à ces derniers, les islamistes sont plus actifs. Le MSP ne quitte pas le terrain. Son nouveau président, Abderrezak Mokri, multiplie ses activités. Ce week-end, il a tenu la première session ordinaire du conseil national consultatif (majlis ech-choura), dont les travaux ont débuté vendredi à Alger.
En prévision de la présidentielle, le parti affûte ses armes. S'exprimant à l'ouverture de la session Mokri a estimé que ce conseil constituait une «véritable amorce d'une ère nouvelle pour la formation et consacrait son slogan «... rénovation du mouvement, relance du pays».
Revenant sur la situation politique du pays, M.Mokri l'a qualifiée de «stationnaire» affirmant que «la maladie du Président l'a rendue plus complexe». Le président du MSP qui était favorable à l'application de l'article 88 de la Constitution semble avoir revu ses positions. Abderrezak Mokri a exprimé «sa satisfaction du retour du Président», à qui il a souhaité un «prompt rétablissement».
«Notre éducation et notre moralité ne nous permettent pas d'entrer dans la dissertation autour de l'état de santé du Président par respect à lui et à sa famille», a-t-il dit. Il a indiqué que son parti «ne veut pas évoquer l'article 88 de la Constitution car ne détenant pas d'éléments sur l'état de santé du Président». Et d'ajouter: «Le plus important pour nous est de savoir si l'élection présidentielle sera libre et régulière et si elle ouvrira des perspectives de changement en faveur d'une transition démocratique.»
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Nadia BENAKLI
Source : www.lexpressiondz.com