Le manque de moyens financiers a été évoqué lors de la «Journée débat sur la ville.»La décentralisation dans toutes ses dimensions est une condition sine qua non pour réussir un développement harmonieux de la ville dans tous ses aspects. C'est là un point essentiel développé dans l'allocution inaugurale des travaux de la «Journée débat sur la ville», prononcée hier par le ministre de l'Aménagement du territoire, de l'Environnement et de la Ville, Amara Benyounès. Trois thématiques ont meublé les travaux de cette rencontre-débat sur le devenir des villes d'Algérie qui produisent «50% du PIB national» et à laquelle assistaient 35 représentants des six wilayas du Centre du pays à travers les APW et les APC et autres associations de proximité.
La première thématique a trait à la gouvernance, les acteurs et la coordination des programmes urbains. Le second thème a concerné la gestion urbaine de proximité, tandis que le troisième point est relatif aux instruments de gestion et de promotion de la ville.
Les villes algériennes concentrent près de 65% de la population entière et 15 millions de citadins sont attendus dans 20 ans, soit une moyenne de huit citoyens sur 10 qui vivront en ville.
La formation d'un tissu urbain débridé et l'apparition de déséquilibres intra et interurbain, sont autant de points préoccupants sur lesquels se sont penchés les cadres participants dont plusieurs associations oeuvrant dans les problématiques notamment des quartiers des hideuses grandes cités-dortoirs périphériques de la capitale. Les enjeux principaux de cette rencontre, animée par un panel de professionnels de la ville, sont la requalification des fonctions urbaines pour améliorer le cadre de vie ainsi que le rétablissement de la ville dans ses dimensions fonctionnelles à même de réunir les conditions favorables pour une ville durable. Les travaux de cette journée d'études, consacrée aux élus locaux des six wilayas du Centre (Alger, Blida, Tipasa, Médéa, Boumerdès, Tizi Ouzou), ont plaidé pour la mise en place d'un dispositif concentré pour une gestion urbaine de proximité. Dans une brillante intervention, Halim Faïdi, lauréat du premier prix d'Algérie d'architecture 2012, a plaidé pour rétablir à sa place Alger la Blanche lovée dans la «plus belle baie du monde» qui s'étire sur 17 km de rayon sur un pourtour côtier de 60 km. Il a loué son aspect environnemental de par ses jardins installés tous les 500 mètres environ. Cela délasse, car le citadin est constamment accompagné par la nature et diffère des nouvelles cités dites des «mille et un logements ou des 425 logements...» où le citadin ne devient «plus qu'un numéro vivant à un autre numéro.»
Soulignant que jamais une ville n'a été construite à partir d'un croquis, il a insisté dans son approche pour que le concept de «vivre ensemble» soit appliqué à travers les structures urbaines vivables. A ce propos, certains projets pour «2029-Alger ville du monde» prévoient la construction d'une ceinture d'agri-parcs ou une trame verte, d'un tramway-train le long de la rocade ou encore de multiplier des pôles universitaires comme ceux projetés à Bouzaréah pour les sciences et technologies ou encore à Ben Aknoun pour la filière droit.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abdelkrim AMARNI
Source : www.lexpressiondz.com