Les appels officiels à la révision de la Constitution ont repris hier, lors de l'ouverture des sessions du printemps de l'APN et du Conseil de la nation. Le Chef du gouvernement Belkhadem a exprimé son souhait de soumettre le projet aux députés de l'APN, lors de la session du printemps. «Nous souhaitons que cela se fasse au cours de cette session», a plaidé Belkhadem. Le Chef du gouvernement invite, pour la énième fois, le Président Abdelaziz Bouteflika à changer la Constitution. A treize mois de l'élection présidentielle, Abdelaziz Belkhadem maintient le cap sur la révision constitutionnelle. Seule incertitude, la révision de la Constitution se fera via le Parlement, ou nécessitera un référendum populaire. La question est du ressort du président de la République qui ne s'est pas encore exprimé sur le sujet. En attendant, Belkhadem a réussi à obtenir des soutiens de poids pour le projet de révision de la loi fondamentale du pays. Hier, le président du Conseil de la nation Abdelkader Bensalah a affirmé : «la révision de la Constitution s'impose en tant que droit et nécessité». Il a appelé les instances habilitées à présenter la mouture proposée à ce sujet. «Les instances habilitées à présenter l'initiative inhérente à la révision de la Constitution savent très bien si les amendements nécessitaient de consulter soit le peuple soit le Parlement» , a dit le président du Conseil de la nation. «La révision de la Constitution, a ajouté M. Bensalah, reflète la volonté exprimée par la majorité des courants politiques et des composantes de la société civile, et le débat qu'elle a suscité en est la preuve». Il a précisé que cette démarche vise «a réunir le maximum de facteurs permettant d'assurer la stabilité et la cohésion au sein de nos institutions». Le président du Conseil de la nation a appelé les partis politiques à exprimer leurs positions vis-à-vis des prochaines échéances importantes et à prendre les décisions les concernant lors de leurs congrès. «Les conditions qui caractérisent l'Algérie, a indiqué M. Bensalah, la prédisposent, plus que jamais, à apporter des modifications objectives à la Constitution». Il a affirmé que son institution parlementaire était prête à contribuer, au moment opportun, à la concrétisation de «cet acte institutionnel majeur». En réponse aux appréhensions de certaines parties au sujet de cette révision, M. Bensalah a dit : «leurs opinions peuvent faire l'objet de débat». «La Constitution, a-t-il ajouté, ne pouvait revêtir un caractère efficient et durable, sans l'approbation du principe d'y introduire des amendements, dont l'objectif est de les adapter aux mutations qui s'opèrent sur les scènes socio-économique et politique». «La Constitution de 1996 était intervenue pour régler une situation connue par tout le monde, d'où le caractère tout à fait ordinaire de son amendement, les conditions ayant complètement changé », a soutenu le président du Conseil de la nation.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Hamid Guemache
Source : www.lequotidien-oran.com