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«La révision de la Constitution devra inclure les impératifs économiques» Bouguerra Soltani, président du MSP :



Pour Bouguerra Soltani, l'actuel président du MSP, dont il faut préciser d'entrée qu'il ne briguera pas de nouveau mandat à la tête de cette formation, «l'économie du pays va mal».
Dans une conférence de presse qu'il a animée au siège du parti à Alger, le président de la formation islamiste à, en effet, soutenu la nécessité de saisir l'opportunité de la prochaine révision de la Constitution pour corriger «les tares» dont souffre l'économie algérienne qui peine à connaître son envol.
«La prochaine révision de la Constitution devra inclure nécessairement les impératifs économiques du moment», préconise Bouguerra Soltani.
Il ajouté que dans le sillage de cette même révision, il est également nécessaire de procéder à la désignation d'un nouveau gouvernement dont «le choix de la composition sera axé essentiellement sur des critères économiques».
Le président du MSP a, par ailleurs, énuméré ce qu'il qualifie de «freins de l'économie», soit les obstacles qui, selon lui, empêchent un meilleur développement dans ce domaine.
Il est question de la forte dépendance pétrolière, la prédominance de l'esprit rentier, la bureaucratie qui continue de sévir dans le monde des affaires, la corruption à grande échelle et le manque de vision en termes de perspectives de développement économique.
Toutefois, le président du MSP n'apporte rien de nouveau au sujet de ce constat connu de tous, à savoir que l'économie algérienne dépend foncièrement des hydrocarbures et que les contraintes dont se plaignent les opérateurs économiques, plus particulièrement ceux du domaine privé, émanent de la pratique excessive de la bureaucratie.
«Dans le cadre de la prochaine révision constitutionnelle, il est impératif de limiter l'utilisation des rentes des hydrocarbures uniquement pour le financement des projets d'investissement», renchérit de son coté El Hachemi Djaâaboub, cadre du MSP et ex- ministre du Commerce.
Il poursuit en affirmant que le reste des dépenses liées à la gestion et au fonctionnement devraient être assuré par les ressources générées par les impôts.
«Nous souhaitons que la prochaine Constitution accorde aussi au Parlement la prérogative de plafonner les dépenses de l'Etat», a ajouté l'ex-ministre du Commerce. Djaâboub ne manquera pas, par ailleurs, de fustiger de façon virulente l'accord d'association paraphé avec l'Union européenne en soulignant que celui- ci a été signé au détriment des échanges commerciaux qu'entretient l'Algérie avec les Etats arabes et musulmans.
«L'accord d'association avec l'UE n'a conduit qu'à bazarder le marché au profit des produits européens exemptés de toutes taxes douanières», a ajouté le même intervenant, en mettant l'accent sur le fait que les responsables européens sont parmi les farouches opposants de l'adhésion de l'Algérie à l'OMC.
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