La rentrée universitaire 2012-2013 s'annonce "sous de bons auspices", en dépit du problème récurrent des dossiers de transfert pour les étudiants qui n'ont pas été orientés vers la filière de leur choix, ont indiqué jeudi des responsables universitaires à Alger.
Des étudiants de première année rencontrés à l'Ecole normale supérieure d'Alger (ENS) à Bouzaréah ont exprimé leur impatience de rejoindre les bons de l'université après trois longs mois de vacances d'été.
Discutant du contenu du programme, Nassima et Feriel, inscrites en littérature française, se réjouissent qu'elles aient été admises dans la filière de leur choix, en dépit d'une rude concurrence.
Les inscriptions pour les anciens étudiants ont commencé le 13 septembre et se poursuivront jusqu'au 27, en attendant d'entamer la rentrée des classes le 1er octobre prochain, a fait savoir le premier responsable de l'ENS, relevant que le problème des transferts "se pose toujours avec acuité" en raison du nombre limité de places disponibles dans cet établissement.
"Toutes les conditions matérielles et pédagogiques sont réunies pour entamer l'année sous de bons auspices. Nous avons équipé la bibliothèque de l'école de nouvelles chaises et tables de lecture et de matériel informatique pour que les étudiants puissent bénéficier de la connexion Wifi", a déclaré à l'APS le directeur de l'ENS, Abdelkader Koli.
Plus de 240 enseignants permanents et 80 associés encadreront près de 6.000 étudiants, toutes filières confondues, a indiqué M. Koli, précisant que des cours par visioconférence animés par des professeurs de l'ENS, qui ont reçu une formation à cet effet, seront donnés cette année aux étudiants de l'école mais également aux étudiants d'autres universités du pays.
Un concours de magister aura lieu le 16 et 17 octobre pour les filières histoire-géographie, littérature arabe et philosophie pour 42 postes disponibles.
L'université Alger II, située également à Bouzaréah, s'apprête elle aussi à accueillir les étudiants dans des conditions "ordinaires".
Pour le doyen de la faculté des Sciences humaines et sociales, Abdelmadjid Dehoum, seule la question des transferts pour les étudiants en langues étrangères pose problème, induisant ainsi la suspension de tous les transferts relatifs à cette filière.
"Tout se déroule dans des conditions ordinaires. Nous allons délibérer dans trois à quatre jours à propos des étudiants qui ont passé l'examen de rattrapage pour entamer la rentrée des classe le 1er octobre conformément à l'échéancier fixé", a-t-il dit.
S'agissant de "l'épineuse" question des transferts, le conseil scientifique de l'université Alger II, réuni le 3 septembre, a décidé de les suspendre "exceptionnellement" pour les langues étrangères, en raison principalement de l'échec enregistré dans cette filière et la forte demande exprimée par les nouveaux bacheliers.
Sur le plan des infrastructures, un enseignant a cependant fait part d'un certain "délabrement" à l'Université Alger II, attirant l'attention sur l'état des toits des classes du département de Psychologie abîmés par l'humidité et sur l'inexistence d'interrupteurs, malgré de récents coups de pinceaux sur les murs.
"Voyez vous-même dans quelles conditions nous travaillons. Des toits délabrés, des bureaux en mauvais état, en plus de l'impossibilité parfois pour nous en tant qu'enseignants d'assurer les cours convenablement en raison de la surcharge des classes", a confié cette enseignant, sous couvert d'anonymat.
Pour l'Ecole supérieur de Journalisme et des sciences de l'Information de Ben Aknoun (ESJSI), le concours d'admission à cette grande école se déroulera le 24 septembre, avec une épreuve de culture générale en langue arabe et en langue française.
"Nous disposons de l'encadrement et des moyens nécessaires pour bien entamer l'année universitaire. L'école compte actuellement quelque 300 étudiants inscrits dans sept spécialités, notamment le journalisme économique et scientifique", a indiqué le directeur de l'ESJSI, Brahim Brahimi.
"Nous envisagions d'ouvrir cette année un salle de cinéma pour initier les étudiants à la critique cinématographique, mais faute d'une salle disponible, le projet est tombé à l'eau", a toutefois regretté M. Brahimi.
Près de 300.000 nouveaux bacheliers sont inscrits dans les différentes filières au titre de l'année universitaire 2012-2013, selon le ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Rachid Harraoubia.
Pour cette année, les établissements d'enseignement supérieur accueillent 1.314.000 étudiants répartis entre 39 universités, 17 centres universitaires, 18 écoles nationales supérieures, 6 écoles normales et 10 écoles préparatoires implantées au niveau de 47 wilayas du pays.
Quelque 450.000 étudiants bénéficient de l'hébergement dans des résidences universitaires, soit un taux de 41,04 % de l'ensemble des étudiants.
Le réseau actuel est constitué de 388 résidences universitaires offrant une capacité d'accueil de 562.000 lits.
En outre, 805.000 étudiants sont boursiers, soit un taux de 73,06 %. L'effectif des enseignants chercheurs a atteint le nombre de 45.095 en 2012.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Algérie Presse Service
Source : www.aps.dz