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La relève africaine du web



La relève africaine du web
Depuis mardi, une trentaine d'entrepreneurs africains dans le secteur des nouvelles technologies partagent leur expérience à l'occasion du salon Algeria 2.0 à Sidi Abdellah (Alger). El Watan Week-End a choisi de vous présenter quatre innovateurs au parcours remarquable.Karim Embarek. Fondateur de Algeria 2.0 et directeur de XMédias and EventOn ne peut pas toujours attendre que l'Etat nous finance- Quel est le but de cette édition de Algeria 2.0 'L'objectif est de créer du networking, de la synergie en Afrique. On ne peut pas travailler en étant renfermé sur soi-même. Et on ne peut pas non plus aller travailler directement avec les Etats-Unis. Il y a un marché énorme en Afrique. Pourquoi ne pas faire comme ont fait les Etats-Unis, c'est-à-dire, à partir de la création d'un incubateur de start-up, aller vers la création d'un écosystème économique.- Pourquoi avez-vous choisi d'inviter des jeunes entrepreneurs de tout le continent 'Il faut échanger les expériences sur les pratiques dans nos pays. En Algérie par exemple, il est compliqué de lever des fonds autrement que via un organisme d'Etat. Il n'y a pas de «Business Angels» qui prend le risque de financer un jeune porteur de projet. Se comparer aux autres pays, c'est aussi se donner de la motivation. Le continent regorge de belles initiatives qui sont lancées sans une seule subvention. On ne peut pas toujours attendre que l'Etat nous finance- Babacar Birane SénégalIl est le fondateur de l'entreprise Baobab Entrepreneurship, et a lancé un réseau d'entrepreneurs qui aide au financement des start-up en Afrique francophone et à la mise en relation entre acteurs. «Il est important pour un entrepreneur d'être mis en relation avec les bons acteurs», explique-t-il. Formé dans un lycée militaire, il fait ses études supérieures en France, préside l'Association des étudiants sénégalais de la ville où il s'est installé et planche sur un projet de statut pour étudiant entrepreneur.A la fin de ses études, il rentre au Sénégal, où il créé Baobab entrepreneurship pour renforcer l'écosystème entrepreneurial sénégalais par du coaching et de l'incubation en ligne. Au Sénégal, où le taux de pénétration du téléphone mobile dépasse les 100% et où Internet a contribué à hauteur de 3,3% de la richesse nationale produite en 2013, l'une des faiblesses est le manque de partenaires financiers. Dans ce contexte, «l'expérience de Babacar est passionnante, car il représente une Afrique qui fait des choses, sans attendre des financements de l'Etat», souligne Karim Embarek.- Rachid Koaci AlgérieSalarié dans une multinationale, Rachid Koaci a quitté son entreprise pour lancer son projet. Ce diplômé de l'université des sciences et technologies d'Alger est aujourd'hui à la tête d'une start-up, Vodanet, dont les bureaux sont au Cyber Parc de Sidi Abdellah (Alger), il coache les nouveaux porteurs de projet. Sa start-up propose des solutions de communication à distance aux entreprises, comme la vidéo-conférence. «C'est quelqu'un de modeste et de carré dans son travail. Il aime aider les jeunes», explique-t-on au CyberParc.- Lili Yosra TunisieIngénieure en électromécanique, Lili Yosra, 23 ans, est la fondatrice d'AeroRobot Club à Sousse, en Tunisie. Ce groupement d'étudiants de l'Institut supérieur des sciences appliquées et de technologie a pour objectif de créer des hélicoptères, quadricoptéres, et des avions radio commandés. La jeune femme est également active dans le milieu associatif tunisien. «Elle est très jeune, mais elle est très motivée et veut faire avancer les choses», décrit Karim Embarek


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