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La réforme du bac reportée à 2021



L'examen du baccalauréat ne connaîtra pas de changement l'année prochaine, comme cela était prévu. Désormais, le projet tant attendu n'entrera en vigueur qu'en 2021. C'est ce qu'a annoncé la ministre de l'Education nationale.Salima Akkouche - Alger (Le Soir) - Nouria Benghabrit a précisé qu'avant de mettre en vigueur la réorganisation de l'examen du bac, il faudra d'abord commencer par l'évaluation des élèves de la deuxième année secondaire. Ce qui ne pourrait se faire qu'en 2020. Puisque dans le projet de la réorganisation du bac, les notes de la deuxième année secondaire seront prises en considération dans l'examen du bac dans le cadre de l'évaluation continue.
«Si on met en place la réorganisation du bac, elle ne pourra commencer qu'en 2021 et elle touchera les élèves de la deuxième année secondaire et le bac en trois jours serait donc pour 2021», a déclaré la première responsable du secteur. Pourtant, au début de l'année scolaire, la ministre de l'Education avait annoncé que la réorganisation du bac sera appliquée à partir de la rentrée scolaire 2019-2020. Mais avant, a-t-elle précisé, le projet sera expliqué à la société à partir de cette année. Benghabrit comptait lancer le débat sur ce projet en octobre dernier.
Cette semaine, elle a déclaré que la campagne d'information sur le contenu du projet de la réorganisation du bac sera lancée au cours du premier trimestre de cette année. Boualem Ammoura, président du Satef, estime que les pouvoirs publics, avec cette décision d'un énième report, veulent gagner du temps. «Pourquoi dans trois ans, que va-t-il se passer dans trois ans, pourquoi pas l'année prochaine '» s'interroge le syndicaliste. Il a expliqué que les syndicats, avec la tutelle, ont travaillé pendant une année sur ce projet, 2015-2016. «Nous avons étudié toutes les propositions possibles et il était prévu que la réforme entre en service à partir de 2017», a expliqué
M. Ammoura qui a souligné que dans le cadre de l'évaluation continue, la moyenne de la deuxième année secondaire sera considérée comme une matière qui sera incluse dans la note finale du bac. Pour le syndicaliste, il s'agit «d'un manque de sérieux» non pas de la part de la ministre de l'Education mais des pouvoirs publics. Puisque, dit-il, Benghabrit a déposé deux fois le projet auprès du Premier ministre et le projet traîne pour avoir l'aval de son application.
«La dernière réunion que nous avons organisée pour ce projet remonte au 14 juillet 2016, le travail était finalisé, en 2017, le projet a été encore une fois déposé mais sans suite», a-t-il indiqué.
Selon le syndicaliste, ce projet de réforme est bloqué en raison «d'un manque de courage politique car ils ne veulent pas une école de qualité». La preuve, poursuit-il, «nous ne pourrons jamais organiser un bac en trois jours avec 12 matières pour les élèves des classes scientifiques et gestion. Des syndicats ont proposé la suppression de l'éducation islamique et histoire géographie, mais le courage politique manque pour assumer la suppression de certaines matières sensibles», aujourd'hui, regrette M. Ammoura, «les bacheliers scientifiques n'ont pas un profil scientifique à l'université, puisque les coefficients des matières scientifiques sont inférieurs aux coefficients des matières littéraires».
S. A.
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