Alger

La Radiation d'Omar Gharib, une sentence à généraliser Débarrasser le football professionnel de la gangrène



La Radiation d'Omar Gharib, une sentence à généraliser Débarrasser le football professionnel de la gangrène
Par Kamel Amghar

Le Paradou AC, petit club algérois de football, vient juste d'inaugurer un joli centre de formation dédié aux jeunes catégories. Cette nouvelle académie du ballon rond, s'étendant sur une superficie d'un hectare et demi, comprend des terrains et des salles d'entraînement, des équipements de récupération, un hôtel d'une capacité de 80 lits et un bloc administratif. L'installation, entièrement réalisée sur les fonds propre du PAC, y compris l'achat du terrain d'assiette, est évaluée à 30 milliards de centimes. C'est une grande première en Algérie. D'autres formations, beaucoup plus riches, n'ont pas pensé de même. Des dizaines de clubs dits professionnels, comme l'USM Alger, le MC Alger, la JS Kabylie, l' ES Sétif ou le CS Constantine, dont le budget annuel équivaut à 8 fois le montant de cet investissement, ne disposent pas encore d'un tel équipement. Ils dépensent annuellement des milliards de dinars en budget de fonctionnement. De faramineux contrats de recrutement de joueurs sont conclus dans l'opacité à chaque début d'exercice et durant l'intersaison.
Des techniciens, locaux et étrangers, sont virés au moindre faux pas avec des conséquences financières souvent désastreuses. Beaucoup d'argent est ainsi jeté par les fenêtres dans l'indifférence générale. Dans ce type d'arnaques, tout le monde se sucre, y compris les pseudo-dirigeants qui mènent leurs entreprises respectives vers une faillite certaine.
Les actionnaires, les sponsors et le football sont les seules victimes de cette calamité humaine. Même lorsqu'ils sont fortement contestés par la base sociale et les supporters du club, ces soi-disant responsables s'accrochent fermement à leur poste, quitte à troubler l'ordre public. Certains vont même jusqu'à sous-traiter des bandes de voyous pour «calmer» les voix discordantes. Le problème déborde alors au grand jour à travers des batailles rangées entre bandes rivales. Les forces de l'ordre se plaignent souvent de cette instabilité chronique. Escroquerie, gangstérisme, fraude et atteinte à l'ordre public sont des griefs que l'on peut aisément retenir contre la quasi-majorité des dirigeants des clubs des deux ligues professionnelles I et II.
L'exemple scandaleux des joueurs du MC Alger, qui ont boudé la cérémonie de remise des médailles en finale de la Coupe d'Algérie, dévoile une toute petite facette de l'immoralité et de l'irrévérence de ce milieu du football dit «professionnel». Le mépris ainsi affiché à l'endroit des officiels et des millions de téléspectateurs à travers le monde, témoigne de l'incompétence et de l'incivilité des dirigeants qui ont dicté ce «boycott». Le sport, symbole de fair-play, de fraternité et de rapprochement, se trouve complètement dévoyé par ces dirigeants incompétents et omnipotents.
La clairvoyance du jeune président du PAC est une chose vraiment rare qui ne risque pas d'inspirer les «brutes» qui commandent aujourd'hui notre «élite footballistique». La radiation prononcée à l'endroit d'Omar Gharib, le sulfureux président de la section foot du MCA, devrait être généralisée à tant d'autres pour débarrasser définitivement notre football de cette gangrène. Beaucoup d'autres présidents de l'élite sont passibles de prison et les griefs à leur encontre ne manquent pas. Pis, devant certains gros arnaqueurs parmi ses pairs, Gharib apparaîtrait comme un enfant de ch'ur. Ce problème ne touche pas uniquement le football, mais tout le secteur des sports de manière générale. Ce qui se passe présentement à la Fédération algérienne de handball est une grande honte'Il est grand temps pour imposer la compétence, la droiture et la transparence dans le management sportif. Sinon, on va droit vers la généralisation de l'émeute.
K. A.
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